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Friday, October 9, 2026

La mobilisation lycéenne en France trouve un écho en Belgique

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Alors que les lycéens de France poursuivent leur mobilisation, ceux de Belgique aussi sont dans la rue en ce moment. Mais l'analogie entre les deux mouvements s'arrête là car il existe entre eux de nombreuses différences.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Comme en France, les élèves du secondaire supérieur manifestent actuellement en Belgique. Particulièrement suivi à Liège, le mouvement, qui a déjà donné lieu à 200 arrestations depuis le 1er octobre, touche la Wallonie et, dans une moindre mesure, Bruxelles, deux régions où l'enseignement est organisé par la Communauté française de Belgique qui affiche un lourd déficit budgétaire et multiplie les économies, y compris dans l’enseignement. 

Reste que si le mouvement des lycéens français est très relayé dans le pays et qu'il a peut-être été le déclencheur de la mobilisation des élèves belges, l'analogie avec la situation dans l'Hexagone s'arrête là. D'abord parce qu'en Belgique, le mouvement n'est suivi que dans la partie francophone du pays, ensuite parce que la crise y est plus ancienne, enfin parce que les revendications des élèves ne sont pas les mêmes qu'en France - à l'exception de la vétusté de certains établissements.  

Hausse du « minerval »

En Wallonie comme à Bruxelles où les collèges - qui sont privés - comme les athénées - qui sont publics - sont indistinctement frappés par des mesures d'austérité, la colère gronde en effet depuis le printemps dernier, même si, à l'époque, ce sont surtout les professeurs qui s'étaient mobilisés, conduisant à la suspension des cours dans de nombreux établissements secondaires.

Dans le corps enseignant, la contestation plonge ses racines dans l'ajout de deux heures de cours supplémentaires sans augmentation de salaire tandis que chez les écoliers, elle est le fruit de plusieurs facteurs : l'annonce d'une réductions des budget pour les repas gratuits et les fournitures d'une part; celle d'une augmentation du « minerval » - les frais de scolarité - passés à 1200 euros pour plus de la moitié des futurs étudiants, soit un bond de près de 400 euros, d'autre part; celle enfin de la suppression de l’abonnement à 12 euros par an dans les transports en commun pour les moins de 26 ans, qui devront désormais en débourser 180...

Revivez la journée de mobilisation des lycéens du 8 octobre avec notre live Mobilisation des lycéens en France: 3000 professeurs remplaçants arrivent «dans les heures qui viennent», annonce Édouard Geffray

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