Covoiturage : quand la flambée des prix force les Belges à partager leur voiture

À 7 heures du matin, le parking de covoiturage de Sambreville est déjà plein. David et Frédéric s’y retrouvent, comme presque chaque matin depuis trois mois, pour partager le trajet vers leur lieu de travail, situé à une cinquantaine de kilomètres de là. Le calcul est simple : "Par jour, par trajet, aller-retour, c’est 15 euros d’économisés. Je n’ai jamais vraiment calculé, mais c’est une centaine d’euros minimum par mois, voire plus, ça dépend les mois", nous explique David.
Un peu plus loin sur le même parking, Alicia qui, elle aussi, attend une collègue s’est lancée dans l’aventure il y a six mois : "Je travaille dans les Brabant Wallon, vu les trajets, je suis peut-être à 300 euros par mois au lieu de 600. Donc ça vaut la peine". Et quand les semaines de covoiturage sont impossibles, la différence se fait immédiatement sentir : "Il y a des semaines où on n’a pas pu faire de covoiturage et effectivement, le prix de l’essence est doublé", Artemis partage sa voiture une semaine sur deux avec Alicia.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.