InquirerHouse to probe CALE88; Carpio, Trillanes may be invited – KhonghunESPNNCAA sues Ohio gov. over order allowing schools to ignore new eligibility ruleESPN DeportesVinícius: de rozar el Balón de Oro a su etapa más turbulentaThe Jerusalem PostThai authorities inspect Chabad House in Chiang Mai, find no violationsRTP DesportoPortugal e Espanha abrem segunda Finalíssima de futsal, que decorrerá no BrasilZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioRai NewsTG2 Post del 16/10/2026Digital SpyAs Celebrity Traitors' Miranda Hart opens up on health issues - her chronic illness explainedNational PostAdvocacy group issues urgent call to combat radicalization after youth found guilty of plan to kill Ottawa JewsABC News (Australia)Mine owner convinced tiny town's lead poisoning concerns are unfoundedPremium TimesLagos LP governorship candidate kicks off campaign, vows to rebuild stateGlobal NewsPolice scenes in west Edmonton, Parkland County after deadly college shooting
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, October 16, 2026

200 000 manifestants contre la vie chère attendus samedi en France

Translate

Quelque 200 000 manifestants – lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat et syndicalistes – sont attendus par les autorités samedi dans toute la France pour protester contre la vie chère et demander davantage de moyens pour l'éducation, à six mois de la présidentielle.

Cette convergence des luttes, redoutée par le pouvoir, intervient sur fond de fortes tensions sociales, alimentées par la flambée des carburants et par une baisse du pouvoir d'achat dans un pays – deuxième économie de la zone euro – surendetté et sous étroite surveillance des marchés financiers.

D'un point de vue politique, le parti de gauche radicale, La France insoumise (LFI) espère bénéficier de l'importante mobilisation attendue. Même si, pour l'instant, c'est Marine Le Pen, candidate de l'extrême droite, qui caracole en tête dans les sondages.

Selon une source policière, quelque 150 000 personnes devraient participer aux manifestations hors agglomération parisienne. Les prévisions pour la capitale se situent autour de 40 000 manifestants.

Dans toute la France, environ 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations sont en cours de structuration, selon l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, qui anticipe des débordements.

Les autorités ont fait savoir qu'elles interdiraient les manifestations aux abords des sites sensibles parisiens (présidence, siège des services du premier ministre, Assemblée nationale, entre autres).

Le pouvoir a peur

Le souvenir du mouvement social d'ampleur des gilets jaunes en 2018-2019, au début du premier mandat du président Emmanuel Macron, est dans tous les esprits.

Il avait débuté pour protester contre la hausse des taxes sur les carburants. Les images des violences en marge des manifestations, notamment sur les Champs-Élysées, avaient fait le tour du monde.

Ce mouvement inédit avait été marqué par 11 morts en marge des mobilisations (notamment des accidents routiers et des malaises), 23 éborgnés et quelque 2500 blessés parmi les manifestants, ainsi que 1800 blessés chez les forces de l'ordre.

Une foule de manifestantes et de manifestants, arborant des vestes réfléchissantes, des drapeaux et des tubes de fumée colorées manifestent dehors.

Des syndiqués agitent des drapeaux et scandent des slogans alors qu’ils participent à une manifestation organisée par la Confédération générale du travail (CGT) devant le siège du géant français des cosmétiques L’Oréal, pour réclamer des augmentations salariales et des indemnités, à Clichy-sous-Bois, au nord de Paris, le 15 octobre 2026.

Photo : afp via getty images / DIMITAR DILKOFF

Ce n'est pas juste un mouvement de gilets jaunes, ce n'est pas juste un mouvement d'étudiants et de lycéens et de lycéennes, c'est le peuple tout entier qui est en train de se lever et c'est pour ça que le pouvoir a peur, a estimé Benjamin Ball, éditeur du site sur le 17 octobre, Bloquons tout, et les marches du climat du 26 septembre.

Les revendications multiples de cette mobilisation, notamment contre la vie chère, qui fédère gilets jaunes ou encore agriculteurs et chauffeurs de VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur), rejoignent celles des lycées et étudiants, a estimé la numéro un du syndicat de la Confédération Générale du Travail (CGT), Sophie Binet, contestant tout essoufflement du mouvement des lycéens avancé par le gouvernement.

Il faut comprendre la gravité de la situation : aujourd'hui, s'acheter des tomates, des courgettes ou faire le plein, ça devient une consommation de luxe. Il y a des millions de travailleurs et de travailleuses qui sont complètement asphyxiés et qui n'arrivent plus à s'en sortir, a insisté la syndicaliste.

Une sorte d'aboutissement

Le premier ministre Sébastien Lecornu a jugé jeudi que le mouvement s'était transformé en un mouvement de violences urbaines, qui fait injure d'ailleurs aux lycéens.

Samedi, les grenades assourdissantes, dont l'usage a été suspendu pour le mouvement lycéen, pourront d'ailleurs être utilisées en cas de violences urbaines extrêmement graves, selon le ministre de l'Intérieur.

Après un mois de blocages d'établissements scolaires, le mouvement semblait s'essouffler vendredi à la veille des vacances de la Toussaint.

Seule réponse concrète apportée pour le moment par le gouvernement : un plan d'urgence de remplacement de professeurs absents, qui s'est traduit par l'affectation depuis une semaine de 2000 remplaçants, sur les 3000 promis, selon le ministère de l'Éducation nationale.

J'ai un peu l'impression que [la journée de samedi, NDLR] va être une sorte d'aboutissement, dit Marie-Lou, 18 ans.

On va être rejoint par les travailleurs, par les gilets jaunes qui vont se remobiliser aussi, on a aussi un peu l'espoir qu'il y a la convergence de toutes les luttes.

Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, s'est pour sa part dit inquiet d'éventuels débordements lors de la journée de samedi qui, selon lui, est sous couvert de revendications légitimes, une occasion pour la France du chaos de se mettre et de se rassembler derrière Jean-Luc Mélenchon, le candidat insoumis à la présidentielle.

À lire aussi :

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.