Inde : New Delhi plongée dans un épais brouillard toxique

Cette aggravation de la pollution intervient trois jours après l’entrée en vigueur de mesures antipollution. Jusqu’à présent, les mesures prises se sont révélées peu efficaces pour lutter contre la chape de pollution qui recouvre la ville et son agglomération de 30 millions d’habitants entre novembre et janvier, lorsque les températures plus fraîches maintiennent les polluants près du sol. Elle figure parmi les capitales les plus polluées de la planète.
Les prochains jours s’annoncent pires : à l’occasion de Diwali, la fête hindoue des lumières, les habitants tireront pétards et feux d’artifice. La Cour suprême a autorisé l’utilisation de pétards "verts", conçus pour réduire les émissions, à raison de quelques heures la veille et le jour de Diwali, le 8 novembre. Mais ces restrictions sont régulièrement bafouées.
Hécatombe
Selon le ministère de l’Environnement, les véhicules sont responsables de 23% de la pollution hivernale à Delhi et de 20% du brûlage de matières organiques. L’industrie, y compris les centrales électriques au charbon, est à l’origine d’environ 9%. La principale source de pollution, soit 27% du total, provient des particules secondaires, qui se forment dans l’atmosphère lorsque les gaz rejetés par les véhicules, les usines, les centrales électriques et la combustion de biomasse entrent en réaction. Elle est également alimentée par les quantités énormes d’engrais répandues dans les champs autour de la capitale.
Selon une étude publiée en 2024 dans la revue scientifique The Lancet Planetary Health, la pollution de l’air serait à l’origine de 3,8 millions de décès en Inde entre 2009 et 2019.
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