PunchAPC rally disruption: SDP rejects Nasarawa claims against Al-Makura, AdamuCNN Türkİzmir'de uyuşturucu operasyonu: 7 gözaltıThe Jerusalem PostDemocracy was top Jewish voter concern in midterms, not Israel or antisemitism - poll한겨레‘AI 공포’에 안전자산으로 몰렸다…금값, 일주일 전보다 5% 넘게 올라ZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFSouth China Morning PostHow Japan’s 660 most wanted stay hidden: slums, day labour and forged IDsRolling StoneNile Rodgers Defends AI Use in Music Video: ‘We Created Everything … The AI Did What We Told It to Do’매일경제피노, 1830억 원 규모 유증 단행…이차전지 소재 사업 체질 개선Malay MailThe iPhone Duo is my new favourite iPhone but is it for you?The Sydney Morning HeraldBeau Lamarre-Condon trial live updates: Alleged double murderer, former NSW Police officer returns to witness box, asked about relationship with Jesse BairdBillboardAmy Winehouse’s ‘Back to Black’ Reissue Sparks Top 10 Chart ReturnCBS NewsMississippi Senate race is toss-up, with razor-thin margin
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, November 6, 2026

Verdikt ambitionne de réduire l’empreinte carbone du digital

Translate

« Réconcilier la tech et l’écologie dans le monde de l’entreprise », telle est l’ambition que dessine Verdikt avec, aux commandes, une ancienne élève de l’EPITA, Hélène Levrault, devenue consultante Green IT. Fondée en octobre 2020 avec Christine Heckmann, ancienne DSI, la startup a été distinguée dès sa première année de vie par le concours i-Nov de Bpifrance avant d'intégrer l'incubateur Station F, puis le classement Future 40 qui regroupe les 40 start-up les plus prometteuses de France.

Verdikt, l’informatique au service du développement durable

Pour Hélène Levrault, cofondatrice et CPTO de l’entreprise, Verdikt est la « plateforme de l'informatique durable ». Face à des ressources qui s’amenuisent, à des entreprises lancées dans une course aux investissements et à l’émergence de nouveaux modèles d’IA chaque jour, il fallait réfléchir à une solution amenant les entreprises à limiter leur impact numérique.

Verdikt est donc née pour les aider à piloter leur empreinte environnementale. L’entreprise propose un diagnostic adapté avec de véritables outils d’action qui évaluent l’impact d’une entreprise sur l’environnement pour l’amener à le réduire : cloud, équipements, IA, logiciels…  

Le vrai défi à mener ? La pollution numérique demeure imperceptible et Hélène de préciser qu’« on ne voit pas le CO2 que dégage un serveur ou un cloud. » La jeune ingénieure a donc entrepris de rendre visible l’invisible, s’attachant à automatiser l'analyse de données complexes d’une entreprise pour lui proposer une « photographie » d’ensemble de ses impacts environnementaux et sociaux issus de l’informatique. 

Car Verdikt a compris que les entreprises avaient de nouvelles attentes et mieux documenter leur empreinte carbone en fait désormais partie. Elle ne se contente cependant pas de « regarder le carbone », mais prend en compte les dimensions environnementale, sociale et économique de la performance numérique. Et aujourd’hui, pour préparer le futur, la transition vers un numérique durable est indispensable… 

L’EPITA, un appui technique solide pour entreprendre

Pour Hélène, sa formation en ingénierie à l’EPITA lui a avant tout permis d’apprendre la  résilience.  

La multiplicité des projets, la gestion des équipes aux profils variés, le respect des dates butoirs, mais aussi la capacité à s’adapter aux changements ou de revoir les priorités ont amené la consultante en Green IT à développer des réflexes essentiels à l’entreprenariat, en particulier dans le numérique, secteur en perpétuelle mouvance.

À sa ténacité se sont ajoutés l’accompagnement et les encouragements de l’école à « aller jusqu’au bout », un soutien qui l’a aidée à concrétiser ses projets. 

Aperçu du Dashboard intégré de Verdikt. © Verdikt

Son expertise lui permet désormais de décrypter des infrastructures informatiques parfois complexes et d’en évaluer les impacts avec la rigueur nécessaire au développement de Verdikt. 

Outre ces aspects, l’EPITA forme à une multitude de métiers dans les secteurs de l'informatique, du numérique, de l'intelligence artificielle et de la cybersécurité, des débouchés pour le moins divers. Pour Hélène, il demeure essentiel de comprendre la « Tech », même si son image reste majoritairement et malheureusement trop masculine de nos jours. Un contexte que l’EPITA tente de féminiser avec ardeur en mettant en valeur les femmes à travers notamment des dispositifs de bourse destinés aux étudiantes - le Trophée Excellencia, le Programme Amazon Future Engineer et les Cadettes de la cybersécurité -.

Vers un monde numérique sobre ?

Depuis sa création, Verdikt indique avoir évalué l’impact environnemental de plus de 7,47 millions d’équipements et ressources numériques grâce à plus de 15 000 facteurs d’émission, ainsi qu’avoir contribué en moyenne à une réduction de 21 % de l’empreinte numérique des entreprises qu’elle accompagne. 

Au quotidien, la startup transforme un flux de données brutes en indicateurs de pilotage stratégique, permettant aux services informatiques de suivre, en temps réel, leur empreinte environnementale et sociale. Un enjeu renforcé par la directive européenne CSRD, adoptée en 2022, qui encadre et élargit les obligations des entreprises concernées sur la publication de leurs impacts environnementaux et sociaux.

L'équipe de Verdikt autour des deux cofondatrices. © Verdikt

Face à cette réglementation, Verdikt a automatisé la collecte des métriques techniques de l'ensemble du système d'information pour produire des indicateurs conformes, notamment sur le scope 3, qui correspond aux émissions indirectes liées à l’activité d’une entreprise. La plateforme SaaS qu’elle a développée transforme ainsi cette contrainte réglementaire en un levier de performance.

Dans une dizaine d’années, Hélène Levrault imagine Verdikt comme la référence européenne du numérique responsable. À plus long terme, elle espère un secteur informatique « circulaire et sobre par défaut », capable d’intégrer des outils comme ceux proposés par sa startup directement dans les systèmes informatiques des entreprises. Elle imagine également une avancée qui permettrait que les data centers chauffent les bâtiments à proximité ou que des équipements soient conçus dès leur origine pour être démontés et réemployés intégralement. Une informatique plus sobre, certes, mais aussi plus intelligente… 

Trois questions à Hélène Levrault

Qu’est-ce que cette formation t'a apporté (compétences, soft skills...) ?

Clairement, la résilience. La formation à l’EPITA nous met à rude épreuve. On multiplie les projets, avec beaucoup de code au début, puis des spécialisations qui permettent la mise en application de ces technologies pour répondre à des besoins concrets. Et pour chaque projet, nous devons rendre un dossier, présenter les résultats, gérer l’équipe. Tout cela avec des délais parfois extrêmement courts et des collègues pas toujours très impliqués. Finalement, c’est aussi çà le fonctionnement du monde de l’entreprise : savoir manager des personnes avec leurs différences, composer avec des deadlines, s’accommoder à des priorités qui changent, livrer dans les temps et surtout ne jamais rien lâcher !

À quels métiers cette formation prépare-t-elle concrètement, et quels sont les principaux débouchés dans le secteur ?

Le réel avantage de l’EPITA, c’est que l’école prépare à une multitude de métiers en lien avec la technologie. Après les premières années dédiées à la maîtrise des bases, les spécialisations sont très variées et permettent de développer une expertise technologique dans la gestion de projets, la relation client ou encore le produit, que ce soit dans des startups ou des entreprises du CAC 40. Et, à l’ère de l’IA, comprendre et maîtriser la tech est un atout essentiel !

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui envisagerait le même parcours d'études que toi ?

Oser se lancer. La tech peut faire peur. Cette image très « geek » associée à ces métiers perdure, en France surtout, alors que ce n’est forcément pas le cas dans d’autres pays. Ce secteur a aussi vraiment besoin de femmes ! Plus largement, il a besoin de talents français sur ces sujets pour porter une autre voix, et je dirais même, une autre philosophie dans la tech mondiale.

View the original on Futura Sciences →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.

Verdikt ambitionne de réduire l’empreinte carbone du digital — KioskNews