Le Bureau de la concurrence lance une enquête sur les prix en épicerie

Les consommateurs pourraient être privés de certaines aubaines à l'épicerie, selon le Bureau de la concurrence du Canada.
Selon le Bureau de la concurrence, les épiciers ne sont pas toujours autorisés à annoncer leurs prix les plus bas en raison d'ententes entre fournisseurs et détaillants.
Résultat : les prix les plus bas n'apparaissent souvent pas dans les circulaires, les applications et les promotions en ligne.
Certains épiciers sont peut-être moins motivés à offrir des prix plus bas s'ils ne peuvent pas en faire l'annonce et vraiment inciter les consommateurs à venir magasiner chez eux. C'est pour ça que ces politiques-là peuvent avoir un effet important sur les prix qui sont offerts puis aussi sur l'intensité de la concurrence entre les épiciers
, affirme le sous-commissaire principal par intérim du Bureau de la concurrence du Canada, Anthony Durocher.
Le Conseil canadien du commerce de détail, qui représente notamment les grands acteurs de l'alimentation, prend acte de cette enquête. Selon son président, Michel Rochette, la démarche est évocatrice de l'environnement dans lequel évoluent les détaillants en alimentation.
Les détaillants ont une certaine marge de manœuvre pour faire des offres aux consommateurs, mais ce que le Bureau de la concurrence nous rappelle, c'est que ce n'est pas toujours possible. Il y a beaucoup d'efforts faits, mais avec une certaine contrainte de la part de certains manufacturiers. Alors, ça confirme en gros que les détaillants doivent travailler dans un milieu qui est très compétitif sans avoir tout le temps les coudées franches
, explique-t-il.
Le Bureau de la concurrence invite quiconque vit une expérience liée à ces politiques de prix à communiquer avec lui.
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