Phalanges coupées, rançon de 600.000 euros, évasion spectaculaire : un Espagnol a vécu l’enfer après avoir été kidnappé à Anvers (vidéo)

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Dix suspects ont été arrêtés en Espagne et aux Pays-Bas dans le cadre de l’enlèvement et de la torture d’un Espagnol de 37 ans à Anvers. L’homme avait été kidnappé le 15 février dernier dans la métropole chère à Bart De Wever par un gang de trafiquants de drogue qui le tenait pour responsable de la disparition d’une importante cargaison de cocaïne.
Une rançon de 600.000 euros
L’enquête a débuté lorsque la famille de la victime, en Espagne, a reçu des vidéos et des messages envoyés depuis des téléphones cryptés. Les ravisseurs réclamaient une rançon de 600.000 euros contre sa libération. Le gang reprochait à l’Espagnol la disparition d’une cargaison de cocaïne qu’il devait transporter en camionnette jusqu’aux Pays-Bas.
Une organisation criminelle spécialisée dans les enlèvements pour le compte d’autres réseaux l’aurait alors capturé en pleine rue à Anvers, avant de le séquestrer dans un entrepôt à Rotterdam, où il aurait été torturé pendant plusieurs jours.
Séquestré et torturé avant une évasion spectaculaire
La victime aurait ensuite été transférée dans un appartement à Utrecht. Selon son témoignage, un autre homme y était également retenu prisonnier. Il aurait assisté à une scène particulièrement violente : les ravisseurs auraient sectionné trois phalanges de cet homme.
Le 24 février, alors que ses ravisseurs le ramenaient vers la Belgique, l’Espagnol est parvenu à sauter du véhicule en marche et à rejoindre une station-service.
Dix arrestations en Espagne et aux Pays-Bas
Grâce à une enquête menée avec Europol, la police néerlandaise a arrêté sept suspects, dont le propriétaire de l’appartement utilisé pour la séquestration. Des traces de sang et d’ADN de la victime y ont été découvertes. Fin septembre, trois autres suspects ont été interpellés en Espagne. Parmi eux figureraient le chef du groupe de ravisseurs, son bras droit et le dirigeant de l’organisation de narcotrafiquants pour laquelle travaillait la victime.
Selon les enquêteurs, les ravisseurs appartenaient à une organisation criminelle proposant ses services à différents réseaux. Elle mettait notamment à disposition des entrepôts et du personnel en Belgique et aux Pays-Bas pour organiser des enlèvements, assurer des missions de surveillance ou transporter de la drogue.
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