Rage du raton laveur | Un troisième chat infecté en Montérégie

Un troisième chat atteint de la rage du raton laveur a été détecté en Montérégie, cette fois à Saint-Denis-sur-Richelieu, en septembre.
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L’animal a même mordu par deux fois la vétérinaire chez qui il avait été amené, qui a dû subir un traitement post-exposition contre le virus.
Le chat, qui n’était pas vacciné contre la rage, avait commencé à présenter un comportement anormal le 25 septembre, se cachant et cessant de manger, a indiqué à La Presse le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
Deux jours plus tard, il présentait des signes de dysphorie, d’hypothermie et de sous-alimentation, en plus de miauler de manière excessive, ce qui l’a conduit dans une clinique vétérinaire.
En plus de la vétérinaire, un membre du foyer où vivait le chat a dû recevoir un traitement post-exposition contre la rage.
La rage est une maladie mortelle dans 100 % des cas, lorsque les symptômes apparaissent, mais un traitement post-exposition est efficace pour éviter que le virus se développe.
Épidémie incontrôlée
Ce chat constitue le 295e cas de rage du raton laveur identifié en 2026 en Montérégie, en Estrie et dans le Centre-du-Québec, et le 389e depuis le début de l’épidémie, en décembre 2024.
L’immense majorité des cas sont des ratons laveurs et des mouffettes rayées, mais trois chats font partie du lot, tous détectés en Montérégie en à peine plus de deux mois.
Le premier, un chat errant, avait attaqué trois personnes à Godmanchester, dont un enfant et un ambulancier, en juillet.
Le deuxième, un chat domestique vivant à Saint-Anicet et qui n’était pas vacciné contre la rage, avait été amené chez le vétérinaire, aussi en juillet. Trois personnes ayant été exposées au félin avaient dû recevoir un traitement post-exposition.
Des centaines de milliers de vaccins distribués
Un million et demi d’appâts vaccinaux contre la rage du raton laveur ont été épandus dans les régions touchées par l’épidémie en 2026, dont près d’un demi-million par avion, en septembre.
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Une opération de capture et de vaccination par injection est aussi en cours jusqu’à vendredi.
L’objectif de ces opérations est d’établir une barrière vaccinale pour éviter que l’épidémie, venue des États-Unis, se propage à d’autres régions.
Afin d’éviter que cette barrière ne soit franchie, une interdiction de déplacer ou récupérer les ratons laveurs, mouffettes rayées, renards gris et roux ainsi que les coyotes et leurs hybrides est en vigueur dans des centaines de municipalités situées à proximité des cas connus.
Consultez la liste des municipalités concernées
Toute personne ayant été mordue ou griffée, ou qui a été en contact avec la salive d’un animal suspect, doit nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, puis communiquer avec le service Info-Santé 811.
Enquête pénale visant un refuge animalier
Un refuge animalier de Sainte-Béatrix, dans Lanaudière, fait l’objet d’une enquête pénale du ministère de l’Environnement pour avoir accueilli des ratons laveurs, mouffettes et canidés sauvages, dans le contexte de l’épidémie de rage du raton laveur. Une visite récente au Centre refuge Nymous a permis de constater « que plusieurs situations étaient susceptibles de compromettre la santé et le bien-être des animaux, ainsi que ceux de la population », a indiqué le Ministère, dans un communiqué, le 7 octobre. Le centre s’est ainsi vu ordonner de ne pas prendre en charge de nouveaux ratons laveurs, mouffettes et canidés sauvages, de prendre les mesures requises pour éviter tout contact physique entre le public et ces animaux et de vacciner de façon adéquate les animaux contre la rage.
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