PunchWorld number one tennis player Rybakina withdraws from WTA finalsThe Jerusalem PostIDF confirms drone alert in northern Israel was false alarmCNN TürkYeni Parti'de 3 bin sandık kuruluyor!New Straits TimesYemen eye end to 12-year winless run against depleted MalaysiaSportstarIndia U-19 vs Pakistan U-19 LIVE score: Yashbardhan perishes for one; Arjun joins Sehwag; IND 36/3 (14)The Sydney Morning HeraldSwans secure AFLW semi-final spot; Hawks break ground with first finals winESPN DeportesCruz Azul triunfa en el Volcán y aprieta la lucha por la ciman-tvKapitän bricht mehrfach ab: Erschütterter CD Teneriffa weint um Jesus de MiguelKhaosod EnglishCyber police arrest three suspects in mule account scam network in Mae SotHabertürkDönüm noktası TürkiyeObservador DesportoAs notícias das 6hTimes of India'Engines failing': DKS accuses Centre of 'cover up' amid ethanol belnding row
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, November 8, 2026

Mesure mondiale du temps: fin de la seconde intercalaire

Translate

C’est une petite révolution dans la mesure du temps. La disparition de la seconde intercalaire, cette seconde supplémentaire ajoutée, de façon épisodique, pour synchroniser nos horloges atomiques avec la rotation de la terre, a été abandonnée le 15 octobre 2026. Pourquoi ? Et qu’est-ce que ça change ?

Une seconde de décalage en plus ou en moins peut provoquer des bugs ou des pannes informatiques. C’est principalement pour cette raison que la Conférence générale des poids et mesure (CGPM), une organisation intergouvernementale de plus de 100 pays, a voté le 15 octobre 2026, à la quasi-unanimité, l’abandon de la seconde intercalaire. Ou plus exactement des secondes intercalaires, 27 en tout, ajoutées depuis 1972 pour synchroniser nos horloges à régularité atomique avec la rotation quotidienne de la Terre qui, elle, est bien plus irrégulière.

Il faut préciser que nous vivons avec deux références différentes de mesure du temps, la première et la plus ancienne utilisée pour la navigation notamment, est l’unité de temps dite astronomique ou UT1 qui repose sur la rotation de la Terre sur elle-même en 24 heures, que l’on retrouve dans le GMT, l'heure de Greenwich, défini par le passage du soleil à la verticale du méridien du même nom. Mais, depuis les années 1970, une autre échelle de temps a été établie : le temps universel coordonné ou UTC qui repose sur une nouvelle définition atomique de la seconde. Adoptée en 1967 par la Conférence générale des poids et mesure, cette nouvelle définition de la seconde est basée sur l’atome de césium 133, dont le rayonnement oscille comme un pendule à un rythme remarquablement stable.

Ce qui confère aux horloges atomiques qui l’utilisent une régularité et une précision inégalée, indispensable à la synchronisation de nos satellites de géolocalisation, à l’horodatage des transactions financières ou au bon acheminement des paquets d’informations via internet. Sauf que cette précision d’horloge atomique de l’UTC produit un décalage par rapport à l’unité de temps astronomique basée sur la rotation de la Terre, par essence irrégulière. Voilà pourquoi  les spécialistes de la mesure du temps avaient décidé, en 1972, d’ajouter à intervalles irréguliers, une ou plusieurs secondes intercalaires afin de maintenir un minimum d’écart, moins d’une seconde, entre l’UT1 et l’UTC le temps universel coordonné.

Mais pourquoi décider de supprimer maintenant cette seconde intercalaire ?

Le fait d’ajouter de temps à autre, en général le 30 juin ou le 31 décembre de certaines années, une ou plusieurs secondes aux horloges atomiques perturbe grandement les systèmes informatiques dont nous dépendons. Ce fut le cas en 2012 et en 2017 notamment où cette seconde intercalaire a perturbé de nombreux sites et serveurs dans le monde. Pour éviter ces problèmes informatiques, certains opérateurs comme le GPS américain n’intercalent plus les secondes, d’autres préfèrent lisser cette intercalation sur plusieurs heures, ce qui de fait rend le temps atomique un peu moins universel. Mais surtout parce que la prochaine intercalation prévue ne devrait pas ajouter une seconde, mais en retirer une, la Terre ayant un peu accéléré sa rotation.

Et cela  n’a jamais été fait, comme le précisait le texte adopté à la quasi-unanimité par la Conférence générale des poids et mesures : « Introduire une seconde intercalaire négative présente un risque élevé d’anomalies et de dysfonctionnement pour les infrastructures critiques ». Les gardiens de la mesure du temps ont donc acté la disparition de la seconde intercalaire en assurant qu’ils veilleraient à ce que l’écart entre l’unité de mesure du temps astronomique et celle de nos horloges atomiques ne dépasse pas une heure. En temps universel (TU) évidemment.  

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.