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Wednesday, November 4, 2026

Assemblée nationale | La rentrée parlementaire repoussée au 1er décembre

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(Québec) Le gouvernement minoritaire de Paul St-Pierre Plamondon repousse au 1er décembre l’ouverture de la nouvelle législature. La session parlementaire pourrait donc durer seulement huit jours avant la relâche des Fêtes. L’opposition dénonce ce nouveau report.

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Les travaux parlementaires devaient initialement débuter le 17 novembre, mais avaient été repoussés une première fois d’une semaine pour fixer l’arrivée des nouveaux députés plutôt au 24 novembre.

Or, ils devront attendre une semaine de plus. Le gouvernement explique sa décision par le fait que le premier ministre consacre une semaine à sa première mission à l’étranger. Il doit s’envoler au cours des prochains jours au Sommet de la francophonie, qui se tient du 14 au 16 novembre au Cambodge.

Le gouvernement mentionne aussi le temps requis pour préparer sa mise à jour économique – qui doit être présentée avant la pause des Fêtes. Ce matin, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a d’ailleurs refusé de réitérer son engagement électoral de revenir à l’équilibre budgétaire en 2028-2029, soit un an plus tôt que prévu, blâmant notamment la mégadéduction imposée par le fédéral.

Une reprise des travaux le 1er décembre implique une très courte session parlementaire en raison de la pause des Fêtes. Pour l’heure, deux semaines de travaux intensifs – c’est-à-dire que les élus siégeront du mardi au vendredi – sont à l’horaire jusqu’au 11 décembre. Le gouvernement pourrait toujours prolonger la session.

Par ailleurs, la première journée des travaux doit être consacrée à la nomination du nouveau président de l’Assemblée nationale, tandis que la seconde, au discours d’ouverture du premier ministre. Il s’agit d’un moment solennel où Paul St-Pierre Plamondon présentera la feuille de route de son mandat. La première période de questions, donc, pourrait n’avoir lieu que le 3 décembre prochain.

Une décision dénoncée

La décision du gouvernement minoritaire de Paul St-Pierre Plamondon est fortement décriée par l’opposition, qui le pressait encore ce matin, de lancer la session parlementaire le plus rapidement possible.

« Impensable ! […] Il y a urgence de débattre de santé, d’habitation, du coût de la vie, de l’économie et des priorités quotidiennes des Québécois. En plus, il n’y a aucune garantie que les travaux commenceront le 1er décembre. Le PQ n’offre aucune solution à l’impasse en lien avec la Lieutenante-gouverneure », a écrit sur le réseau X le leader de l’opposition officielle, André Fortin.

Le sort de la lieutenante-gouverneure du Québec, Manon Jeannotte, demeure effectivement incertain. Celle-ci doit présenter une allocution lors de l’ouverture de la législature, mais Paul St-Pierre Plamondon – qui a promis d’abolir la monarchie – a déjà fait valoir qu’elle n’est pas la bienvenue au Salon bleu.

Plus tôt cette semaine, le chef conservateur Éric Duhaime a aussi plaidé pour un retour en Chambre rapide. Il suggère que la lieutenante-gouverneure fasse son discours depuis son bureau et qu’il soit diffusé sur les écrans du Salon bleu. Selon M. Duhaime, il ne faut « pas déchirer notre chemise sur des symboles et paralyser le bon fonctionnement de ce nouveau parlement ».

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