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Wednesday, October 28, 2026

Sommet Canada-Union européenne | Pascal Paradis sera l’émissaire du Québec

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(Québec) Le gouvernement St-Pierre Plamondon enverra finalement un représentant au sommet Canada-UE : l’ex-député Pascal Paradis, le nouveau « diplomate en chef du Québec », y sera délégué, en l’absence du premier ministre et du ministre des Relations internationales. L’absence du Québec crée toutefois de l’incertitude sur l’avenir de l’entente qui y sera négocié, indique Québec.

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« Le diplomate en chef du Québec, Pascal Paradis, sera présent pendant les activités du Sommet pour me représenter et ouvrir les canaux de communications en ce sens. Vous pouvez être assurée que l’intérêt de la nation québécoise continuera d’être adéquatement représenté en tenant compte du vôtre et de l’histoire qui nous unit », écrit Paul St-Pierre Plamondon dans une lettre destinée aux dirigeants des pays membres de l’Union européenne.

Au matin, il demandait sans succès au gouvernement fédéral de reculer et de lui donner un droit de parole lors du sommet Canada-Union européenne (UE), qui se déroulera cette semaine à Montréal.

À Ottawa, le premier ministre Mark Carney a tenté de calmer le jeu entre les deux capitales en soulignant qu’il a offert à son homologue québécois le droit d’accueillir les dignitaires à leur arrivée à Montréal, mais aussi un siège à la table d’honneur en compagnie des dirigeants européens, où il pourrait établir des relations avec notamment la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa.

À l’Assemblée nationale, on faisait aussi pression sur le premier ministre du Québec. « Bouder n’est pas une option », a affirmé le chef libéral Charles Milliard. « Être absent, c’est être perdant », a-t-il résumé.

Le chef conservateur a renchéri mercredi. Il croit lui aussi que le PM devrait participer malgré tout. On ne gagne jamais « en boudant dans notre coin », soutient Éric Duhaime, même si la place « qu’on veut réserver au Québec n’est pas à la hauteur de ce que le Québec devrait avoir. »

Finalement, M. St-Pierre Plamondon a choisi d’envoyé un non-élu, l’ex-député Pascal Paradis, défait dans la circonscription de Jean-Talon le 5 octobre dernier.

Dans sa lettre, le premier ministre affirme qu’il souhaite rencontrer ces chefs d’État « dans un proche avenir » et affirme que le Québec souhaite approfondir ses relations avec l’Union européenne.

Mais du même souffle, il affirme que la décision d’Ottawa « d’écarter le Québec des discussions » qui se tiendront au sommet « engendre une incertitude quant à l’application des ententes que vous pourriez négocier pendant le sommet ».

« Non seulement le Québec n’a pas été mis au courant de ce que le Canada souhaite discuter, mais le gouvernement fédéral semble retenir les informations névralgiques de cette négociation par crainte qu’elles ne concordent avec la volonté démocratique des Québécois », a-t-il dénoncé.

« Négocier des ententes importantes sans la participation ni le consentement du Québec comporte un certain nombre de risques et d’écueils prévisibles, dans la mesure où nos champs de compétence et notre rôle d’hôte ne sont pas respectés », a ajouté M. St-Pierre Plamondon.

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