« Dans les coulisses » avec Séverine Parlakou : « Devant Zinédine Zidane, j’étais comme une gamine avec des étoiles plein les yeux »

Chroniqueuse
Suivre Sudinfo sur GoogleCette semaine, ma chronique est un peu particulière. Parce qu’il y a eu Belgique-France. Parce que ce match, forcément, avait une saveur spéciale pour moi. Et surtout parce que j’ai vécu un moment que je n’aurais jamais imaginé vivre un jour.
Lundi, mes collègues de TF1 sont arrivés à Bruxelles à midi et nous avions prévu de déjeuner tous ensemble, à dix. Et j’avais donc une mission : trouver le restaurant capable d’accueillir tout le monde et surtout de leur faire découvrir un petit bout de Belgique. J’ai choisi « Au Vieux Saint-Martin », au Sablon. Un endroit iconique de Bruxelles, parfait pour faire découvrir les spécialités belges à mes collègues français. Au menu : boudin, purée, compote, filet américain, et évidemment… des frites. Beaucoup de frites. On en a même recommandé plusieurs fois ! Et puis des gaufres de Bruxelles, des Dames Blanches…
Nous sommes restés plus de deux heures tous les dix autour de cette table. À discuter, rigoler, refaire le match avant même qu’il ait commencé… Et j’étais particulièrement émue de les réunir ici, chez moi, en Belgique. De pouvoir leur faire découvrir mon pays autrement qu’à travers un stade ou un reportage.
À 18h30, j’étais au stade Roi Baudouin, invitée par la Fédération belge. J’ai retrouvé des gens de la fédération, des visages du football belge que je n’avais pas vu depuis longtemps : Lorin Parys, Vincent Mannaert, Mehdi Bayat…
J’ai récupéré mon accréditation avec la production de TF1, puis je me suis installée en tribune. Et franchement, quel match ! Même s’il s’était terminé à 0-0, je pense qu’on aurait tous passé un très bon moment. Il y avait de l’intensité, du rythme, de la qualité.
Et du côté belge, je trouve qu’il y a vraiment des choses encourageantes. Ce que Mark van Bommel met en place me plaît beaucoup. Il y a des joueurs et des choses qui m’ont vraiment donné envie de croire en cette équipe. Mika Godts, Dodi Lukebakio et son entrée…
Mais évidemment, impossible de ne pas parler de l’autre attraction de la soirée : Zinédine Zidane. Tous les regards étaient posés sur lui. Quand il est arrivé sur la pelouse, il y avait énormément de photographes autour de lui. Et il faut dire que voir Zidane au stade Roi Baudouin, c’est quand même quelque chose. Tout le monde parlait de lui.
À la 75e minute, je suis descendue au bord de la pelouse. Et là, les émotions : j’avais déjà vu Zidane sur un banc, à distance, en hauteur. Mais là, il était devant moi. À même pas cinq mètres, dans sa zone technique, c’était juste impressionnant de voir ça, de le voir coacher ses joueurs. Et puis… but de Michael Olise. Zidane était juste devant nous. À moins d’un mètre. Et il a célébré en shootant dans un ballon. Un moment qui, aujourd’hui, a fait le tour du monde. Et on était juste là, c’était devant nos yeux…
Vous avez beau travailler dans le football, avoir l’habitude des grands matches et des grands joueurs, là c’était particulièrement unique.
Lundi soir, j’étais une enfant. Une enfant avec des étoiles plein les yeux. Parce que voir Zinédine Zidane coacher, le voir vivre le match, le voir célébrer à quelques mètres de moi… Et surtout réaliser où j’étais : sur la pelouse du stade Roi Baudouin, en Belgique, avec la production de TF1, en train de couvrir Belgique-France. Dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé ça.
Et puis est arrivé l’après-match de Thomas, mon binôme. On installe le desk, tout le matériel. Bixente descend, les joueurs passent, les interviews commencent… Et puis, Zinédine Zidane arrive. Il a une aura tellement puissante, c’en est presque intimidant.

Je n’ai pas encore totalement réalisé ce que j’ai vécu
Pendant presque dix minutes, Zidane était là, devant nous, à débriefer le match avec Bixente. Il était souriant, ouvert, généreux. Très à l’aise. Et on sent évidemment la proximité entre lui et Bixente, ce qui rendait l’échange encore plus naturel.
Et moi, j’étais là. Sur la pelouse du stade national dans mon propre pays. Avec mon joueur préféré de tous les temps devant moi. À couvrir les Bleus. Je pense que je n’ai pas encore totalement réalisé ce que j’ai vécu.
Thomas a trouvé le moyen de me chambrer dans son après-match. Parce que j’avais un peu fanfaronné à Téléfoot en annonçant que la Belgique allait leur poser énormément de problèmes.
Petit débrief en équipe et puis j’ai pris la route pour Paris.
Mais lundi soir, j’étais simplement une gamine fan de football, avec des étoiles plein les yeux. Et franchement, je crois que c’est ça que je veux retenir. Une soirée que je n’oublierai jamais. Et j’ai l’impression que ce n’est que le début…
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