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Saturday, September 12, 2026

Le PQ estime les coûts d’un référendum à 130 millions

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Le chef du Parti québécois (PQ) ouvre son jeu : le référendum qu’il prévoit tenir en 2029 ou en 2030 coûtera au bas mot 130 millions $.

En entrevue avec La Presse canadienne, Paul St-Pierre Plamondon a détaillé tous les coûts qu’il associe à la préparation et à la tenue du référendum.

Ces chiffres se retrouveront dans le cadre financier qu’il compte présenter à la population dans la deuxième moitié de la campagne électorale.

Le PQ a prévu 10 millions $ en 2027-2028 pour des études et des consultations, notamment pour la commission itinérante sur la constitution provisoire.

Il dépenserait un autre 10 millions $ en 2028-2029 pour poursuivre ces travaux. Puis, en 2029-2030, ce sont 110 millions $ qui iraient à la tenue du référendum.

Facture totale : 130 millions $… à moins que ce ne soit davantage ?

« Le coût réel de préparation, c’est autour de 20 millions $, peut-être 30 millions $, dépendamment de s’il y a des imprévus », a affirmé le chef péquiste en entrevue.

« Ensuite, […] le coût de la tenue, les gens feront leurs commentaires, mais on ne s’excusera pas d’être en démocratie, puis de consulter les gens si on est rendus là », a-t-il ajouté.

Rappelons que l’engagement du PQ est de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec après le départ de Donald Trump, qu’il forme un gouvernement majoritaire ou minoritaire.

Ministre responsable de l’indépendance

S’il devient premier ministre le 5 octobre, M. St-Pierre Plamondon nommera un ministre responsable du processus d’indépendance.

Ce ministre prendra en fait la place du ministre des Relations canadiennes et devra puiser à même ses budgets.

« La vocation évolue, parce que la relation intergouvernementale avec Ottawa devient le projet d’indépendance également », a expliqué M. St-Pierre Plamondon.

« On n’a pas de planification de la taille ni du nombre d’employés par ministère, mais […] on peut s’engager à ne pas augmenter la taille de ce ministère-là », a-t-il dit.

Chiffres très attendus

Depuis le début de la campagne électorale, les adversaires du PQ réclament des précisions quant au coût d’un possible éventuel référendum.

Les journalistes avaient posé la question à Paul St-Pierre Plamondon le 28 août dernier, à McMasterville, sans que celui-ci ne fournisse de réponse.

Relancé par La Presse canadienne, il a finalement décidé d’ouvrir les livres, faisant le pari de la transparence.

« Une partie de la stratégie de mes adversaires, c’est de démoniser la consultation d’un peuple sur son avenir, en disant que c’est épouvantable », déplore-t-il.

« Or, globalement, on propose un resserrement du gaspillage historique, […] donc je pense que les gens vont prendre notre offre politique dans son ensemble.

« Ils vont constater que tout ce qu’on a dit, on l’a budgété convenablement, et que dans son ensemble, c’est une approche budgétaire plus que prudente. »

M. St-Pierre Plamondon précise par ailleurs que le cadre financier qu’il déposera prochainement sera « le cadre budgétaire d’un Québec dans le contexte actuel ».

Il ne tiendra pas compte, par exemple, de la promesse de créer une armée québécoise post-référendum, advenant une victoire du « Oui ».

« Le cadre budgétaire québécois, il change après l’indépendance du Québec », a-t-il dit.

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