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Sunday, September 13, 2026

On a joué à Diablo IV sur la Nintendo Switch 2 à la BlizzCon 2026

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À la BlizzCon 2026, Blizzard a laissé la presse jouer à Diablo IV sur Switch 2, uniquement en mode portable. Quarante minutes manette en main suffisent déjà à voir si un hack’n slash aussi gourmand tient vraiment dans les mains.

Les Enfers reviennent sur Switch. Diablo IV, sorti en juin 2023 sur PC, PlayStation et Xbox, avait fait l’impasse sur la première Switch, qui n’avait eu droit qu’à un portage de Diablo III. Cette fois, le hack’n slash de Blizzard débarque sur Switch 2. L’occasion de re-découvrir le genre porte-monstre-trésor, où l’on dézingue du mob à tour de bras.

L’éditeur américain a officialisé cette arrivée pendant la BlizzCon 2026, ce week-end des 12 et 13 septembre, une édition très remarquée où le studio a aussi dévoilé ses plans pour les prochaines années, entre Diablo V et le retour de StarCraft.

Baptisée collection Age of Hatred, cette version regroupe le jeu de base et ses deux extensions, Vessel of Hatred et Lord of Hatred (respectivement sorties en 2024 et 2026), et sort dès le mardi 15 septembre. On a pu s’y essayer deux fois vingt minutes, avec une sorcière puis un barbare de niveau 40 en difficulté difficile, la console jamais posée sur son socle.

Source : Blizzard
L’Enfer débarque sur Switch 2. // Source : Blizzard

Parce que les deux sessions étaient assez brèves, on n’a évidemment pas été en mesure d’aller aussi profondément qu’un test complet. Mais ces deux prises en main, bien que courtes, ont permis d’obtenir un ressenti honnête de ce que les joueurs et les joueuses vivront avec ce portage — car celui-ci s’avère plutôt bien conduit.

Il était certes possible d’essayer Diablo IV dans une version dockée, avec la machine installée sur son socle et reliée à un écran de télévision. Mais dans la mesure où la Switch 2 tire une grande partie de sa force de son caractère hybride, et donc nomade, on a voulu se focaliser exclusivement sur le jeu sur l’écran de base.

Et c’est peut-être là qu’il y aura un léger inconfort.

Dans les zones lumineuses, Diablo IV est superbe, avec une visibilité qui permet de profiter du level design ; mais dans les donjons très sombres, le contraste s’effondre. Rien d’étonnant, la Switch 2 embarque une dalle LCD de 7,9 pouces en 1080p, et Nintendo a écarté l’OLED, une technologie d’affichage pourtant réputée pour ses noirs profonds.

Outre l’écran, la fluidité semble fluctuer dès que les choses s’enveniment à l’écran (comprendre : beaucoup de sorts lancés ou de nombreux monstres en même temps). Certes, le jeu tourne bien globalement, mais on perçoit une légère chute du framerate dans les moments les plus tendus — ce que d’autres journalistes ont dit aussi sentir.

Source : Numerama

Cela ne signifie pas du tout que c’est injouable, au contraire. Mais on s’est quand même surpris à se demander si un effet de bref ralenti volontaire que l’on a observé lors d’un combat contre un boss était voulu pour des raisons esthétiques, afin de donner de l’impact à la séquence, ou si c’était la Switch 2 qui tirait brièvement la langue.

Mais il y a aussi de bonnes surprises. D’abord, la vitesse. Passer d’une zone à l’autre ou franchir un portail prend moins d’une poignée de secondes, avec un fondu au noir presque imperceptible : merci à la mémoire de stockage ultra-rapide, qui permet de réduire à peau de chagrin les transitions ; et très appréciable quand on est dans un kill streak.

La console maîtrise par ailleurs plutôt bien sa température, malgré une sollicitation inévitable de ses composants par ce type de jeu. On perçoit une légère chauffe au dos, mais qui n’est nullement gênante. On l’oublie même sans problème. Ce que l’on ignore en revanche moins, c’est le poids de la console, mais ce n’est pas un souci propre à Diablo IV.

La manette, mieux gérée qu’on ne le craignait

Passer du combat clavier-souris à la manette (en l’espèce, les Joy-Con) n’a pas été de tout repos. D’abord parce que l’on était largement acclimaté au jeu sur PC, et ensuite du fait de la découverte d’un portage nécessitant de placer les diverses compétences sur les différents boutons de la console ; ceux en façade, mais aussi sur la tranche.

Il faudra certainement un temps d’adaptation, d’autant que dans nos tests on a été confronté à des personnages déjà équipés, avec un niveau établi (40) et un arbre de talents constitué. Résultat, on n’avait pas vraiment de repères pour se caler immédiatement. Et on s’est vite retrouvé à marteler les boutons chaotiquement, plutôt que de faire une rotation optimisée.

Les développeurs ont toutefois prévu une assistance. On a noté, dans le cas de la sorcière, qu’il y a une sorte de visée automatique qui accompagne l’utilisation du joystick. Pratique quand on se trouve à distance face à des mobs qui peuvent sortir de la ligne de tir. Cette aide n’a pas été notée pour le barbare, car il reste surtout au corps-à-corps.

Même en mode difficile, même avec un équipement basique (rare) et un niveau de base à 40, Diablo IV reste punitif si l’on est inattentif ou un peu trop imprudent. On a eu une mort bête avec la sorcière. Mais la seconde session avec le barbare, plus robustes, s’est déroulée sans accroc, et on a pu terminer la session avant la fin du décompte.

Pour le reste, la prise en main n’a pas permis de relever un gros défaut de portage : l’interface s’en sort bien. Malgré la taille réduite de l’écran, textes, icônes, statistiques et mini-carte restent bien lisibles, sans fatiguer les yeux (à voir sur une plus longue session), et la gestion de l’inventaire n’a pas été très difficile à prendre en main.

Une chose manque toutefois. Aucune vibration n’a été ressentie dans les Joy-Con pendant les combats.

Un boss final en guise de gros clin d’œil

Plus généralement, cette démo n’était pas avare en gros morceaux pour tenter de nous bousculer, et pour marquer le coup.

On a croisé Bélial, Méphisto, Baal et Diablo en personne, avant de tomber sur un boss caché en fin de parcours : Meuphisto, le bovin divin, clin d’œil assumé au fameux niveau des vaches, ce donjon culte peuplé de vaches guerrières qui fait partie du folklore Diablo depuis Diablo II. Meuphisto est d’ailleurs proposé dans un événement en jeu.

En fin de compte, c’est avec une franche et bonne impression que l’on a quitté les deux sessions, même si l’écran LCD et les quelques accrocs de fluidité rappellent qu’on n’est pas sur PC. Le travail effectué n’apparaît pas non plus bâclé, ni bouclé au forceps pour tenter coûte que coûte de le faire tenir dans une Switch 2, qui n’est pas un monstre de puissance.

Source : Blizzard
Source : Blizzard

Plusieurs inconnues demeurent et sont plutôt renvoyées au test complet : l’autonomie, impossible à juger avec une console branchée au secteur, la solidité à long terme des Joy-Con face au matraquage d’un hack’n slash, et le comportement du jeu en endgame, avec jusqu’à douze joueurs à l’écran. Sans parler de l’exigence du haut niveau.

Pour ce dernier point, ce n’est peut-être pas vraiment un sujet. Après tout, la cross-progression via Battle.net, présente par défaut, permettra de garder et reprendre sa progression PC directement sur la console, et inversement. De quoi séparer les usages, éventuellement : l’exigence du endgame sur PC, et la petite partie chill sur Switch 2, par exemple dans les transports.

C’est sans doute là que se jouera le vrai argument de vente de ce portage.

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