Le minerval belge trop cher pour des universités étrangères

Depuis sa création, la Haute école Condorcet, située dans le Hainaut, cherche des partenaires internationaux pour des projets d’échanges. En partenariat avec des universités au Chili ou au Bénin, cette institution cherche à offrir l’opportunité à des étudiants étrangers de découvrir la Belgique, et inversement. Pourtant, des projets d’échanges universitaires ont été récemment annulés. La hausse du minerval en Fédération Wallonie-Bruxelles y serait pour beaucoup, comme l’explique Isabelle Abras, chargée des relations internationales à la Haute Ecole Condorcet : "Nous avons été sollicités par des représentants en Egypte et en Colombie pour nous envoyer des étudiants […]. Les projets avaient bien évolué, mais à cause de l’augmentation, ils ont fait marche arrière. Pour le moment, les projets sont au point mort".
Plus cher d’étudier en Belgique
Tout comme les belges, les étudiants étrangers voient leurs frais d’inscriptions augmenter. Le minerval passe ainsi à plus de 1000 euros. Pour les étudiants non européens, il faut ajouter à cette somme une contribution supplémentaire de plus de 4000 euros, sauf exception. Il devient également plus compliqué pour ces étudiants d’obtenir un visa. Pour étudier en Belgique, le jeune doit prouver qu’il pourra subvenir à ses besoins. Au total, il doit être en mesure de débourser plus de 12.000 euros par an.
La décision a été prise en début d’année par la ministre N-VA de l’Asile et Migration, Anneleen Van Bossuyt. Cette augmentation a pour but d’éviter aux étudiants étrangers de rencontrer des difficultés financières, et de se tourner vers l’aide sociale. Anneleen Van Bossuyt explique que cette mesure permettra d’empêcher que le visa étudiant ne devienne un moyen trop facile de s’installer en Belgique.
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