Contre Mark Carney et le roi Charles III | Un homme de Québec accusé de menaces de mort

La mort du premier ministre Mark Carney, du roi Charles III et du juge en chef Richard Wagner « est la seule solution », a-t-il écrit sur Facebook. Ousmane Bah, un quarantenaire de Québec, a été arrêté par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et il est accusé d’avoir proféré des menaces de mort.
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L’homme de 45 ans est formellement accusé « d’avoir proféré des menaces de causer la mort ou des lésions corporelles à quelqu’un », en plus « d’avoir fomenté volontairement la haine contre un groupe identifiable », détaille la GRC dans un communiqué paru vendredi.
Le compte Facebook d’Ousmane Bah regorge de messages cryptiques dans lesquels il accuse différentes figures gouvernementales d’avoir tué des membres de sa famille, a pu constater La Presse. Il prétend que sa mère a été « tuée par le Canada le 4 juillet 2026 » et que son père « fut tué par la Suisse à ses 59 ans en 2006 ».
« La Cour du Québec, Christine Fréchette, Mark Carney, Richard Wagner, Roi Charles III […] ont commis des meurtres dans ma famille et veulent nous faire croire que j’ai un problème, je n’ai aucun problème ! », a-t-il aussi écrit, dans un statut publié le 16 septembre.
Dans une publication épinglée, datant du 1er mai, Ousmane Bah affirme que « les Blancs se sont invités dans ma famille » et que « désormais [l’]œil pour œil est la seule solution ». Il réclame alors explicitement la mort du roi britannique, du juge en chef du Canada et du premier ministre Carney.
« La GRC prend au sérieux toutes menaces pouvant affecter le sentiment de sécurité. Aucun propos violent n’est toléré. Les auteurs peuvent faire face à des accusations criminelles et sont passibles de peines sévères, explique l’agence fédérale dans son communiqué. Il est nécessaire de dénoncer de tels actes afin de contrer ce type de criminalité. »
La peine maximale pour des menaces de mort est un emprisonnement de cinq ans, en vertu du Code criminel.
Détenu par les forces de l’ordre, Ousmane Bah a comparu jeudi au palais de justice de Québec par visioconférence. Il demeure en captivité au minimum jusqu’au 1er octobre, date de sa prochaine comparution.
L’enquête avait été lancée le 6 juillet dernier, par l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC.
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