Une dette de 1,1 milliard pour la Ville de Charleroi : elle a doublé en dix ans, voici pourquoi !


Les problèmes budgétaires, et liés à la dette, ne sont pas propres à la Ville de Charleroi, mais touchent presque tous les niveaux de pouvoir en Belgique à l’heure actuelle. Et, il faut le dire, si on excepte le PTB, tous les principaux partis se sont retrouvés aux manettes à un moment ou à un autre et y ont participé.
Si on se concentre sur la capitale du Pays Noir, reconnaissons aussi que la Ville est structurellement sous-financée, pour sa police par exemple, ou que l’explosion des cotisations liées aux pensions est impossible à gérer. Des solutions globales doivent être trouvées, avec aussi la Région et le Fédéral. Force est également de constater que, dans la foulée des affaires, Charleroi avait souffert d’un sous-investissement et qu’il y avait un retard à rattraper. Dans l’autre sens, des économies avaient déjà été effectuées, avec une forte réduction des effectifs communaux par exemple.
Mais ces paramètres n’empêchent pas que des efforts bien plus importants, encore, auraient pu être enclenchés en interne, histoire que chacun fasse sa juste part. Comme on le titrait voici quelques mois, Paul Magnette a laissé un lourd héritage financier à son successeur Thomas Dermine. Aujourd’hui, l’ancien bourgmestre affirme sans aucune gêne ne pas voir où il aurait pu concéder des efforts supplémentaires, alors que la nouvelle majorité est amenée à en faire à hauteur de 30 à 50 millions annuels. Cette déclaration, faite dans nos colonnes voici quelques jours, a eu bien du mal à passer, chez ses opposants politiques mais aussi au sein de son propre parti.
Aucune remise en question, non plus, sur l’ampleur ou le choix des investissements, alors que la dette liée à ceux-ci a doublé sur la décennie écoulée. Et même au niveau des financements venant des autres niveaux de pouvoir, à l’écouter, le président du PS était simplement pieds et poings liés face aux libéraux quand son parti était en majorité à la Région ou au Fédéral… Mais même si ça lui déplaît, Paul Magnette, s’il n’est pas coupable de tout, n’est pas non plus en rien responsable. Loin de là.
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