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Monday, September 21, 2026

Royal tacle Glucksmann: “Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise”

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Ségolène Royal. © NLBeeld

présidentielle française

Ségolène Royal a épinglé dimanche la supposée inexpérience et “méconnaissance du peuple” de son adversaire à la primaire social-démocrate Raphaël Glucksmann, estimant que l’élire président reviendrait à mettre “un stagiaire à la tête d’une entreprise”.

Source: AFP

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“Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Ou avoir dirigé ne serait-ce qu’une collectivité locale ou une structure étatique et obtenu des résultats concrets positifs”, a pointé dans une interview à Libération l’ancienne ministre socialiste.

Interrogée sur ce qui la distingue de l’eurodéputé, Mme Royal a fait valoir son “expérience”. “Femme socialiste, j’ai fait mes preuves dans l’exercice difficile du commandement démocratique local, national et international”, a-t-elle assuré.

“C’est dangereux”

Quant à M. Glucksmann, “vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs. Ils ne veulent pas recommencer comme avec Macron et sa méconnaissance du peuple et du pays profond, qui nous a menés à tant de brutalités, tant de mépris et au déclin”, a encore asséné Mme Royal.

Ex-candidate du PS en 2007, battue au second tour par Nicolas Sarkozy, Mme Royal concourra dans cette primaire face à M. Glucksmann, le patron du PS Olivier Faure, le député PS Jérôme Guedj, et le patron du petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel.

À trois petites semaines du premier tour, prévu les 9 et 10 octobre, Mme Royal a choisi de militer pour “une France tranquille, sans brutalité ni cynisme, donc sans mouvements sociaux désespérés parce qu’ils auront été gérés avant, avec écoute, sagesse et humilité”.

Raphaël Glucksmann. © AFP

Elle s’est aussi attachée à se démarquer du macronisme, voyant à l’oeuvre dans cette primaire “deux lignes politiques”.

“La mienne, mitterrandiste: au premier tour d’une présidentielle, on rassemble son camp, sans sectarisme; au second, sur ce socle, on élargit. L’autre ligne c’est : ‘Au premier tour, on va aller grappiller au centre et à droite, et puis si on est trop faible pour faire barrage à LFI, on ira s’allier avec le candidat macroniste dès le premier tour contre des ministères et des circonscriptions.’”, a-t-elle décrit.

Une seconde option qui signifierait selon elle la “disparition” du PS et l’avènement du RN: “les sociaux-démocrates ‘mous’ qui avancent des propositions libérales pour plaire à la droite s’effondreront et Marine Le Pen aura un boulevard”.

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