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Monday, September 14, 2026

Ukraine: Volodymyr Zelensky suspend le procureur général accusé de corruption

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Dans le cadre d'un énième scandale qui a éclaté la semaine dernière en Ukraine, Rouslan Kravtchenko affirme, lui, ce lundi 14 septembre, avoir quitté le pays. Face aux soupçons dont il fait l'objet, il a aussi décidé de lancer la contre-attaque en prenant pour cible les deux agences ukrainiennes en charge de la lutte contre la corruption.

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Nouveau rebondissement dans un énième scandale de corruption en Ukraine : lundi 14 septembre, le président Volodymyr Zelensky a appelé au limogeage du procureur général Rouslan Kravtchenko. Volodymyr Zelensky, l'a suspendu lundi de ses fonctions, selon un décret présidentiel publié sur le site de la présidence. Mais la révocation définitive de Rouslan Kravtchenko de son poste doit toutefois encore être approuvée par le Parlement ukrainien.

Il y a quelques jours, le Nabu et le Sapo, les deux agences ukrainiennes en charge de la lutte contre la corruption, ont en effet publié des écoutes compromettantes révélant qu'un haut responsable du parquet général aurait dirigé un réseau qui protégeait des centres d'appels frauduleux en échange du versement d'importantes sommes d'argent qui auraient ensuite été blanchies dans des opérations immobilières ou dans l'achat de bijoux.

De son côté, le procureur général Rouslan Kravtchenko a annoncé avoir porté plainte contre le directeur du bureau national anticorruption (Nabu), Semion Kryvonos, et affirmé se trouver « en mission à l'étranger ». Officiellement, celui-ci a quitté le pays pour participer à un événement à Paris, bien que son nom n'apparaisse pas sur le programme de la manifestation. Un départ qui, quoi qu'il en soit, interroge, dans le cadre de la nouvelle affaire de pots-de-vin qui secoue l'Ukraine depuis la semaine dernière.

Contre attaque

Si le collaborateur de Rouslan Kravtchenko a été immédiatement arrêté, le procureur général n'a pas été lui-même officiellement inquiété, ce qui ne l'a pas empêché, malgré tout, de présenter sa démission... Et de contre-attaquer sur deux fronts ce lundi. D'une part, il a affirmé que, lors des perquisitions dans ses locaux, les enquêteurs du Nabu et du Sapo ont emporté des dossiers confidentiels concernant leurs propres agents, d'autre part, en lançant la procédure contre Semion Kryvonos qu'il accuse d'avoir « falsifié des documents officiels ».

Reste la question de savoir si la présidence ukrainienne était, ou non, informée de son départ à l'étranger, mais aussi et surtout celle de comprendre comment il a pu quitter le pays quelques heures seulement avant d'être écarté de ses fonctions.

À  écouter aussiLa corruption en Ukraine : un front intérieur

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