« Ouf, il va m’aider » : la Belge Elke s’est réjouie trop vite… un simple coup de téléphone de Card Stop et 17.000 euros s’évaporent de son compte en banque

Suivre Sudinfo sur Google
« Une transaction suspecte a été détectée sur votre compte. Nous allons vous mettre en relation avec un collaborateur de Card Stop. » C’est avec ce message automatique que la Belge Elke, est contactée un jour de juillet.
On lui explique qu’un paiement de 1.250 euros vient d’être effectué sur Bol.com depuis Düsseldorf. Elle confirme immédiatement qu’elle n’en est pas l’auteure. « Je ne suis jamais allée à Düsseldorf », raconte-t-elle.
L’appel est alors transféré vers un prétendu service antifraude de BNP Paribas Fortis. L’homme au bout du fil a un ton calme, professionnel et rassurant. « J’ai vraiment pensé : ouf, il va m’aider. Il y a un problème avec mon compte et il va le résoudre. »
La conversation se poursuit sur WhatsApp. Le faux employé demande à Elke de partager l’écran de son téléphone et lui indique précisément où cliquer. « Je n’ai jamais dit : voici mon code. Mais ils pouvaient évidemment voir ce que je faisais sur mon écran », confie-t-elle au Laatste Nieuws.
« Une banque ne fait jamais ça »
Son fils est à ses côtés lorsque le haut-parleur laisse soudain passer une voix en arrière-plan : « Qu’est-ce que tu vas faire à manger ? » Un détail qui n’a rien à faire dans un service bancaire.
Elke commence à douter. Son fils appelle une amie qui travaille dans une banque. Sa réponse est immédiate : « Une banque ne fait jamais ça. »
Elle raccroche et contacte sa banque. Les comptes et les cartes sont bloqués. Mais il est déjà trop tard : environ 17.000 euros ont disparu.
Et ce n’est pas tout. En consultant ses comptes, Elke découvre également quelque 2.500 euros de paiements effectués via sa Mastercard. Elle conteste ces opérations et affirme n’avoir jamais consciemment autorisé ces transactions.
« Je n’ai donné aucun code. Je n’ai pas dit : voici mon numéro, voici mon mot de passe. Rien. »
Elle met BNP Paribas Fortis en demeure et saisit également le service de médiation. À ce jour, elle n’a pas récupéré son argent. Contactée par HLN, la banque n’avait pas encore réagi.
« Où est la responsabilité de la banque ? »
Pour Elke, cette histoire soulève aussi la question de la responsabilité des banques. « On parle toujours de négligence grave et de votre propre responsabilité. Mais où est la responsabilité de la banque ? »
Elle insiste surtout sur le professionnalisme des escrocs. « Ils savent ce qu’ils doivent dire. Ils savent comment vous rassurer. »
Son témoignage, elle le raconte aujourd’hui pour éviter que d’autres ne tombent dans le même piège. « Vous avez des gens qui pensent : comment peut-on tomber dans un piège pareil ? Mais je connais aussi énormément de personnes qui me disent : cela aurait parfaitement pu m’arriver. »
Les 17.000 euros n’étaient pas destinés à un quelconque luxe. Une partie constituait une réserve pour ses deux fils, notamment pour leurs études, leurs permis de conduire ou d’éventuels frais médicaux. « À ce moment-là, vous êtes en panique et vous ne pensez pas : quelqu’un essaie de me voler. Vous pensez : heureusement, quelqu’un m’appelle pour m’aider. »
Contenus sponsorisés
Nos incontournables
Gheorghe tué par une grille d’avaloir lancée sur l’E42 à Andenne : « Plus de deux ans après, sa compagne est toujours sans nouvelles de la justice », regrette son avocat
« J’ai fait une vente de 15 euros un matin et je dois payer 14.400 euros de cadastre… » : les commerçants du centre-ville de Charleroi alertent sur une pression fiscale qui ne cesse de s’alourdir
Rebondissement dans l’affaire Bryan et Tyméo, retrouvés morts à Onhaye : un homme a été placé sous mandat d’arrêt
De la viande de cheval dans nos friteries : l’enquête choc de Gaia ! (vidéo)
« Je n’ai pas eu le choix » : elle retire de l’école sa fille, âgée de 12 ans, à cause du prix de l’essence !
« Le prix du diesel chez nous dépasserait allègrement les 3 euros le litre » : la nouvelle idée de Donald Trump qui ferait flamber le prix des carburants !
Mort de Tyméo et Bryan à Onhaye : « Un témoin clé assure avoir vu le père et le fils encore en vie le 28 juin mais cette piste a été exploitée trop tard »
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.