Montréal | Graffitis anti-IA et vitrines brisées à l’Institut Mila

Une dizaine de vandales ont brisé des fenêtres et peint des graffitis dénonçant l’intelligence artificielle sur la devanture d’un bâtiment commercial abritant l’Institut Mila, dans l’arrondissement montréalais de Rosemont – La Petite-Patrie mardi soir.
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C’est vers 23 h 45 que des policiers en patrouille ont constaté que le bâtiment sis au 6666 rue Saint-Urbain avait été vandalisé. Ce complexe commercial abrite notamment l’Institut québécois d’intelligence artificielle Mila, fondé par le chercheur Yoshua Bengio, ainsi que le studio de jeux vidéo Behaviour Interactive.
« Selon les premières constatations, plusieurs vitres du bâtiment ont été fracassées et de nombreux graffitis ont été apposés sur les murs de l’immeuble », indique Manuel Couture, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Une vingtaine de fenêtres ont été fracassées et des graffitis comme « Burn the data centers » (« Brûlez les centres de données ») et « Fuck AI » apposés sur les murs extérieurs.
Une femme de 25 ans a été arrêtée à proximité des lieux, rapporte le SPVM. « Les enquêteurs se rendront sur les lieux afin de vérifier la présence éventuelle de caméras de surveillance et recueillir des éléments de preuves pertinents, précise l’agent Couture. L’enquête vise notamment à identifier les auteurs de ces méfaits afin de procéder à leur arrestation. »
Fin juillet, les vitrines d’une boulangerie Mamie Clafoutis, rue Saint-Denis, avaient été fracassées par un groupe se présentant comme « Action anti-tech ». C’était la deuxième fois en trois mois que l’établissement était pris pour cible. Selon Noovo, il s’agissait d’une protestation contre l’utilisation de la technologie de reconnaissance faciale, une utilisation niée par les propriétaires de la boulangerie.
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