Conflit chez Skeyes à Charleroi : Jean-Luc Crucke propose finalement une médiation externe pour sortir de l’impasse


Journaliste La Nouvelle Gazette
Suivre Sudinfo sur GoogleLe fédéral entre davantage dans le jeu. Alors que le conflit social des contrôleurs aériens continue de perturber Brussels South Charleroi Airport, le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke propose désormais à la direction de Skeyes et aux représentants des travailleurs de recourir à une médiation neutre et indépendante.
Cette initiative intervient après plusieurs semaines de discussions infructueuses et alors que des voix réclamaient une intervention plus rapide du ministre auprès de l’entreprise publique fédérale. Jean-Luc Crucke avait jusqu’ici surtout insisté sur le fait qu’il ne lui appartenait pas de se substituer à la concertation sociale. Il estime désormais qu’il est de sa responsabilité de contribuer à recréer les conditions nécessaires au dialogue. La mission du médiateur consisterait à rétablir les échanges entre Skeyes et les représentants des travailleurs, à identifier les points susceptibles de permettre un rapprochement et à accompagner les parties vers une solution négociée.
« Je ne suis pas là pour désigner qui a tort ou qui a raison. Les positions sont connues et le dialogue social doit pouvoir suivre son cours. Mais lorsque le conflit s’enlise et que ses conséquences touchent chaque jour des voyageurs, des travailleurs et toute l’activité économique d’un aéroport, nous devons essayer de recréer les conditions du dialogue », explique Jean-Luc Crucke. Le ministre maintient toutefois sa position sur le volet financier. Selon lui, l’incidence financière des revendications des contrôleurs dépend de la Région wallonne en application de l’accord de coopération de 1989.
Une suspension de la grève demandée
La médiation proposée ne pourra cependant débuter qu’à une condition : la suspension du mouvement social pendant toute la durée de la mission. Jean-Luc Crucke estime que cette trêve doit permettre aux discussions de reprendre dans de meilleures conditions. « Il s’agit là d’une chance à saisir afin que chacune et chacun puissent démontrer que la concertation sociale signifie encore quelque chose au sein de Skeyes », ajoute-t-il. Le ministre fédéral de l’Emploi, qui exerce la tutelle sur le service de médiation concerné, a été informé de la demande, confirme le cabinet de Jean-Luc Crucke, dans un communiqué.
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