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Thursday, October 22, 2026

Un Conseil des ministres «resserré» qui a «tant à faire»

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Le nouveau Conseil des ministres sera bel et bien « réduit », comme le promettait Paul St-Pierre Plamondon. En fait, il sera un des plus petits cabinets depuis les années 1960.

Le Devoir a confirmé de source sûre l’information de divers autres médias selon laquelle 22 personnes occuperont des sièges autour de la table du Conseil des ministres, à partir de ce soir. Ce chiffre n’inclut pas le premier ministre lui-même, ni le whip en chef du gouvernement ou le président de caucus.

Dans un vœu de rapetissement de la taille de l’État, Paul St-Pierre Plamondon avait indiqué pendant la campagne électorale vouloir « réduire » la taille de l’équipe ministérielle. À la dissolution du Parlement, Christine Fréchette comptait pour sa part 28 collègues ministres.

Le nouveau cabinet Paul St-Pierre Plamondon devient un des plus petits depuis l’époque de la Révolution tranquille. En 2007, Jean Charest était allé encore plus loin, avec un entourage de 18 ministres, tout comme Lucien Bouchard en 1996 (21 titulaires de postes) ou encore Jacques Parizeau en 1994 (19 titulaires de postes).

Les gouvernements caquistes n’étaient jamais descendus en bas de 26.

Gentilcore à l’Immigration, Marceau de retour aux Finances

Le Devoir a également pu confirmer mercredi que le premier ministre désigné avait choisi parmi ses plus proches soldats pour occuper les postes clé du gouvernement québécois. Tel que le rapportait TVA Nouvelles mardi soir, Catherine Gentilcore, qui avait été élue dans une élection partielle en 2025, hérite de l’épineux dossier de l’immigration.

À la tête de ce ministère, elle devra déterminer comment « reprendre le contrôle du système d’immigration » comme le demande son chef.

L’ancien ministre des Finances Nicolas Marceau reprend par ailleurs les cordons de la bourse du Québec, selon d’autres informations de TVA Nouvelles elles aussi vérifiées par Le Devoir.

En 2013, ce dernier avait dû s’excuser d’avoir mal évalué le déficit budgétaire de l’État, repoussant de deux ans le retour à l’équilibre budgétaire.

Le Devoir a par ailleurs appris que c’est Marie-Karlynn Laflamme, élue dans une partielle en février, puis réélue ce 5 octobre, qui héritera des fonctions de ministre de la Santé et de la promesse d’abolir Santé Québec. Joël Arseneau, député depuis 2018, s’assurera de l’« éducation nationale ».

Procureure durant la commission Gallant sur le virage numérique à la Société d’assurance automobile du Québec, Marie-Claude Sarrazin sera ministre de la Justice. L’avocate d’expérience, qui était associée dans un cabinet jusqu’à cette année, a battu l’ex-ministre Eric Girard dans Groulx le 5 octobre.

L’ancien président du Parti québécois, Dieudonné Ella Oyono, un économiste originaire du Gabon, pilotera le ministère des Relations internationales. Il sera appelé à y travailler de concert avec l’élu péquiste défait Pascal Paradis, qui a été nommé lundi comme négociateur en chef du Québec.

Au moment où ces lignes étaient écrites, il était encore impossible de savoir qui représentera les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches au Conseil des ministres. Le Parti québécois a été blanchi dans ces deux régions, le 5 octobre.

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