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Monday, October 19, 2026

Manifestations du 17 octobre en France : "Ceux qui ont détruit doivent payer" déclare Emmanuel Macron

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À quelques mois de la présidentielle, le débat avait rapidement rebondi sur le terrain politique. La candidate RN à l’Elysée Marine Le Pen s’est exprimée en direct sur les réseaux sociaux, dimanche vers 18 heures, évoquant une "crise profonde de confiance et d’autorité qui fait peser une menace sur la démocratie" en France après les violences commises en marge de la journée de mobilisation de samedi, crise qui fait selon elle peser "une menace sur la démocratie".

Elle a fustigé un "pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté", alors que l’exécutif se retrouve sous une pluie de critiques quant à sa gestion des événements de samedi. Et d’ajouter que "ces événements violents ne sont pas nés de rien, ils interviennent dans un contexte délétère que le gouvernement a lui-même créé".

"La France a été humiliée hier", a déclaré quelques instants plus tôt Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, imputant les violences "à LFI et à ses proxys". La France Insoumise accuse, elle, le gouvernement d’attiser la colère depuis le début du mouvement lycéen mi-septembre.

Le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon a de son côté largement relayé sur X des images du cortège pacifique qui s’est élancé de la place de la République pour dénoncer la cherté de la vie samedi. Il a également réagi aux violences, accusant notamment le Premier ministre français Sébastien Lecornu d’avoir "joué avec le feu" mais aussi de "s’être enfermé dans une polémique politicienne" avec lui, le qualifiant de "commis qui est en train de provoquer une crise de régime".

Avant l'allocution d'Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon (LFI) l'a appelé à répondre aux revendications des manifestants. Interrogé sur LCI, le candidat à la présidentielle a estimé que si l'intervention du chef de l'Etat lançait "une nouvelle phase de pourrissement, nous allons aller devant des événements qui finiront par devenir incontrôlables". "Notre jeunesse a besoin qu'il y ait une bonne fin à cette séquence", a ajouté le leader Insoumis, citant le "blocage des prix", "10 milliards" d'investissements dans l'éducation ou encore la suppression de Parcoursup.
 

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