Tout savoir sur les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026

Du 31 octobre au 13 novembre 2026, Dakar accueille les Jeux olympiques de la jeunesse, premier événement olympique organisé sur le continent africain. Voici ce qu’il faut savoir sur ces Jeux inédits.
Les JOJ, une histoire récente
Les Jeux olympiques de la jeunesse sont une création récente dans l’histoire du mouvement olympique débuté en 1896. En 2007, Jacques Rogge, alors président du Comité international olympique (CIO), propose de lancer une nouvelle compétition destinée aux 14-18 ans.
L’ancien skipper belge est préoccupé par l’obésité infantile, la pratique sportive en baisse, et la difficulté pour les jeunes à trouver des repères solides dans un monde truffé d’images et de performances.
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Les JOJ d’été sont ainsi lancés avec un double objectif : concevoir un événement sportif mondial, avec des épreuves et des médailles, mais aussi un environnement éducatif pour discuter, échanger sur la santé, la nutrition, l’éthique et les valeurs olympiques. Le programme culturel et éducatif est intégré dès les premiers Jeux en 2010 à Singapour : ateliers sur le fair-play, découverte de l’olympisme, intervention d’anciens champions, discussions sur la lutte contre le dopage ou sur la gestion de carrière.
Contrairement aux JO des « grands », les JOJ ne visent pas seulement l’excellence et la performance ; ils doivent incarner une étape dans le parcours des jeunes athlètes. Ils y apprennent autant à gérer une compétition internationale qu’à se comporter en représentants de leur sport et de leur pays.
Dakar 2026, une première africaine
Depuis les premiers JO à Athènes en 1896, les Jeux olympiques modernes ont voyagé sur tous les continents (Europe, Amérique, Océanie et Asie), sans jamais faire escale en Afrique. La quatrième édition des JOJ d’été vient réparer une anomalie. En 2026, le continent avec la population la plus jeune du monde (19 ans de moyenne d’âge) devient enfin terre d’accueil d’un événement olympique, alors que cet événement au Sénégal, initialement prévu en 2022, avait été repoussé à cause de la pandémie de Covid-19.
Les JOJ de Dakar sont ainsi pensés à l’échelle continentale. Cela est matérialisé par la devise des Jeux : « L’Afrique accueille, Dakar célèbre. » Le Sénégal porte certes le projet, mais les Jeux sont présentés comme une preuve de la capacité de l’Afrique à organiser un événement international, à mobiliser des infrastructures, des bénévoles, des fédérations, et à proposer une expérience aux délégations du monde entier.
Athlètes, épreuves et nouveautés
Les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026 se distinguent par plusieurs particularités qui en font un moment inédit dans l’histoire olympique.
La première est la parité totale. Il y aura 1 350 garçons et 1 350 filles à concourir. Chacun des deux genres disposera de 73 épreuves à médailles, auxquelles s’ajoutent 7 épreuves mixtes. C’est la première fois, dans l’histoire olympique, qu’un événement atteint un tel équilibre entre femmes et hommes, en nombre d’athlètes comme en nombre de titres distribués.
Le deuxième fait notable est l’ouverture à de nouveaux sports et à des formats innovants. Les JOJ de Dakar accueillent pour la première fois le wushu, art martial chinois qui n’avait encore jamais figuré au programme des Jeux. Autres nouveaux sports : le baseball5, discipline mixte et simplifiée dérivée du baseball, et la lutte de plage.
L’autre nouveauté importante est la présence d’une équipe olympique des jeunes réfugiés, comme lors des JO de Paris. Composée de six athlètes, cette équipe respecte la parité entre femmes et hommes. Les jeunes réfugiés s’aligneront sur l’athlétisme, le judo et le taekwondo.
Villes hôtes et sites de compétition
Les JOJ de Dakar 2026 ne se concentrent pas sur un seul périmètre urbain. Le dispositif est réparti entre Dakar, Diamniadio et Saly, avec des sites assignés à des disciplines.
À Dakar, la capitale, les compétitions tournent autour de trois sites. La Tour de l’Œuf ou Piscine olympique accueille des sports urbains et spectaculaires : basketball 3x3, baseball5, breaking, natation et skateboard. Le stade Iba Mar Diop, entièrement rénové, reçoit l’athlétisme, la boxe, le futsal et le rugby à 7. La Corniche Ouest servira de décor à dix sports d’engagement, comme le karaté, le tennis ou le golf, et aux épreuves de cyclisme sur route, avec départ et arrivée sur le littoral.
À une trentaine de kilomètres, Diamniadio jouera le rôle de hub olympique moderne. On y retrouve le centre des sports équestres pour le saut d’obstacles, la Dakar Arena pour le badminton et le futsal, le stade Abdoulaye Wade pour le tir à l’arc, ainsi que le centre des expositions de Dakar pour l’escrime, la gymnastique artistique, le judo, le taekwondo, le tennis de table et le wushu. Diamniadio accueille également le village olympique de la jeunesse.
Plus au sud, vers la région de Mbour, Saly complète le dispositif avec un site unique : la plage de Saly Ouest. Ce cadre littoral est dédié aux sports de mer et de sable : aviron de mer, beach handball, lutte de plage, triathlon, voile et volleyball de plage.
Agbegnenou, Gbagbi, Lopez, l’action des athlètes modèles
Depuis Singapour 2010, les JOJ accueillent des « athlètes modèles », figures de référence qui accompagnent les jeunes en compétition. À Dakar, 42 athlètes modèles sont annoncés pour, au-delà de leur présence symbolique, intégrer le dispositif éducatif et la vie quotidienne des Jeux.
Chaque athlète, fort d’une carrière au plus haut niveau, rencontrera les jeunes de sa discipline pour les suivre dans leurs entraînements, les conseiller et les soutenir. Ils participeront à des ateliers consacrés à des thématiques clés : gestion de carrière, prévention des blessures, préparation mentale, équilibre entre vie sportive et vie personnelle.
Parmi les noms annoncés, il y a Clarisse Agbegnenou (France, judo), Ruth Gbagbi (Côte d’Ivoire, taekwondo), la nageuse australienne Emma McKeon, olympienne la plus décorée de l’histoire de son pays, ou encore Mijaín Lopez, légende cubaine de la lutte, devenue à Paris 2024 le premier athlète à remporter cinq médailles d’or individuelles consécutives. Ces athlètes modèles seront présents sur les sites, en tribunes, dans les séances d’entraînement et lors des cérémonies de remise des médailles. Ils se rendront aussi dans les communautés locales pour partager leur expérience et renforcer le lien entre l’événement et la population.
Source: olympics.com
Les 25 sports de compétition des JOJ de Dakar
Athlétisme, aviron de mer, badminton, baseball5, basketball 3x3, boxe, breaking, cyclisme sur route, escrime, futsal, gymnastique artistique, beach handball, judo, lutte de plage, rugby à sept, skateboard street, natation, saut d’obstacles, taekwondo, tennis de table, tir à l’arc, triathlon, voile, volleyball de plage et wushu.
À ces disciplines s’ajoutent dix sports dits « d'engagement », présentées au grand public : canoë-kayak, escalade, golf, haltérophilie, hockey, karaté, pentathlon moderne, surf, tennis et tir.
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