ESPN DeportesReal Madrid se disculpa con "el pueblo chino" por frase de MbappéESPNThe Kyrie Irving-Cooper Flagg partnership is a 'fun puzzle' for the new-look MavsPunchVIDEO: Police, man clash over NAFDAC number on zobo drinksBollywood HungamaSudhir Mishra SLAMS IndiGo after luggage containing his medicines is left behind in Delhi: “Extremely disappointing and frustrating”ESPN CricinfoShadman's unbeaten 99 gives Bangladesh first-day honours against WIDaily MaverickTHEATRE REVIEW: First Date — A comedic musical flashback to the days before dating appsZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFCBS NewsQatari mediators hand Iran new proposal to end the warBBC BusinessYour pay, energy bills and savings: How the Budget affects youCollider‘Black Mirror’ Meets ‘The Office’ in Your Next Hulu Weekend BingeVanguardReps panel approves ₦100.5bn Yobe airport reimbursementConsequenceThe Neighbourhood Announce 2027 Tour Dates
The Daily Newsstand · Free, Always
Wednesday, October 28, 2026

Guerre commerciale | Nos meilleurs leviers face à Trump

Translate

Au nombre de fois que Donald Trump a faussement annoncé la fin imminente du conflit en Iran, personne ne devrait se réjouir trop vite quand il affirme que la guerre commerciale avec le Canada est sur le point d’être réglée.

Publié à

À l’approche des élections de mi-mandat, les déclarations du président américain ressemblent à une tactique peu subtile pour donner aux Américains l’impression qu’un « deal » est à portée de main.

S’il est vrai que le dialogue a repris entre les deux pays, les positions restent aux antipodes.

Alors que Donald Trump claironne que le Canada est « prêt à nous accorder tout ce que nous voulons en ce moment », le premier ministre Mark Carney réplique qu’il ne signera qu’un accord servant « les intérêts des Canadiens » sans déplacer ses « lignes rouges ».

Oui, Trump a bougé un peu ces derniers jours. Mais il s’agit d’un pas de côté plutôt que d’un recul.

En réponse aux suppliques de la sénatrice républicaine du Maine qui craint de perdre son poste, le président a réduit les droits de douane sur certains produits qui font particulièrement mal à son État. Mais il en a ajouté sur d’autres. Bonnet blanc, blanc bonnet.

S’il existe une fenêtre de négociation d’ici les élections de mardi prochain, le 3 novembre, l’ouverture est bien mince.

Le Canada a un certain pouvoir de négociation puisque la majorité des Américains désapprouvent les droits de douane envers leur voisin du Nord.

Mais les probabilités d’en arriver à une entente sont faibles, surtout que les provinces doivent donner leur aval, car ce sont elles qui décideront si elles remettent le vin américain sur les tablettes.

Et le nouveau premier ministre Paul St-Pierre Plamondon ne montre aucune volonté de collaborer avec le reste du pays, comme le prouve son refus de participer à deux importantes rencontres cette semaine. C’est mal parti.

Le Canada aura-t-il plus de leviers après les élections de mi-mandat ?

Lors de ce scrutin, l’histoire montre que le parti du président perd très souvent des plumes à la Chambre des représentants et au Sénat, qui forment le Congrès.

Le ressac pourrait être encore plus fort cette fois, car Donald Trump est le président le plus impopulaire depuis Herbert Hoover, ce qui nous ramène à l’époque de la Grande Dépression des années 1930.

Mais le Canada ne sera pas sorti du bois, même si les deux chambres basculent dans le camp démocrate.

Tout d’abord, le président Trump a peu de chances de se faire mettre à la porte. Avec une majorité simple, le Congrès pourrait entamer des procédures de destitution (impeachment). Mais il faudrait les deux tiers des votes au Sénat pour mener la démarche jusqu’au bout.

Autrement, Trump restera au pouvoir pour encore deux ans.

Il pourra continuer de gérer le pays par décrets, comme il l’a fait allègrement depuis le début de son second mandat, même si le Congrès est responsable des projets de loi en matière financière.

Toutefois, les décrets risquent d’être contestés devant les tribunaux qui ont déjà forcé Donald Trump à détricoter ses droits de douane. Et les décrets pourraient aussi être déchirés par un prochain président, sans passer par le Congrès.

Au Congrès, les démocrates pourraient lancer des projets de loi afin d’encadrer les politiques du président. Mais celui-ci imposera son veto, à moins que les législateurs disposent des deux tiers des votes.

En théorie, Donald Trump pourrait donc maintenir sa politique tarifaire.

Mais s’il perd les deux chambres, le président deviendra un « canard boiteux » qui sera contesté, possiblement au sein de son propre parti.

Une défaite cuisante mettrait de la pression sur la Maison-Blanche pour qu’elle conclue un accord commercial avec le Canada, souligne une analyse géopolitique de la Banque Nationale1.

La grogne de la population américaine sera d’autant plus forte si les prix de l’essence et les taux hypothécaires restent élevés.

Même si nos entreprises souffrent de la guerre commerciale, conclure une entente à la va-vite serait donc une erreur.

Chaque pouce que l’on cède, sans obtenir de gain en échange, sera très difficile à récupérer. Et rien n’indique que Donald Trump ne reviendra pas à la charge avec de nouvelles demandes, malgré un accord.

Mais il faut être réaliste. Le monde d’hier n’existe plus.

« Il ne faut pas s’attendre à revenir au libre-échange avec les États-Unis. Aucun pays au monde ne sera capable », a prévenu la négociatrice en chef du Canada, Janice Charette, lors d’une conférence la semaine dernière2.

Aux prises avec un déficit monstre, le gouvernement américain a trouvé avec les droits de douane une façon de faire payer ses citoyens sans hausser directement leurs impôts. Fermer les vannes sera difficile, peu importe le gouvernement au pouvoir.

Alors le Canada ne peut pas vivre dans la nostalgie.

Même si les États-Unis resteront toujours notre voisin et notre plus grand partenaire, les entreprises canadiennes doivent explorer de nouveaux marchés, et pivoter vers les créneaux d’avenir qui s’ouvrent avec la transition énergétique ou le développement de l’intelligence artificielle, par exemple.

Pour le Canada, la meilleure défense contre Donald Trump reste l’attente. Mais pas une attente passive.

1. Consultez l’analyse géopolitique de la Banque Nationale 2. Visionnez l’allocution de la négociatrice en chef du Canada

View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.