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Saturday, November 7, 2026

Changement climatique | Cinq choses à savoir sur la COP31

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Le monde se réunit à partir de lundi à Antalya, en Turquie, pour freiner la crise climatique, à l’occasion de la 31e conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP31. Voici cinq choses à savoir sur l’évènement.

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La COP de l’implantation

Transformer les ententes conclues dans les dernières années en gestes concrets est maintenant le cœur des pourparlers climatiques. « On a négocié tout ce qu’on avait à négocier sur l’Accord de Paris, maintenant, la question, c’est comment on va l’implanter », explique la directrice générale du Réseau action climat Canada, Caroline Brouillette, qui mènera la délégation de la société civile canadienne à la COP31. « L’implantation, ce n’est pas sexy, mais c’est essentiel », dit-elle, ajoutant que des « vents de face géopolitiques », comme les guerres tarifaires et militaires, risquent de mettre du sable dans l’engrenage.

Nouveau bilan de santé

La COP31 marque le lancement du deuxième « bilan mondial », un processus de l’Accord de Paris servant à mesurer les progrès dans l’atteinte de ses objectifs. « C’est le monde entier qui va chez le médecin, qui nous donne notre bilan de santé sur l’implantation de l’Accord de Paris », illustre Caroline Brouillette. Une question est sur toutes les lèvres : le prochain rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sera-t-il publié à temps pour guider cet exercice ? « C’est important, parce qu’on veut l’information, la science, la littérature, les connaissances les plus récentes », explique Mme Brouillette.

Un pays hôte peu exemplaire

La Turquie a un bilan climatique peu reluisant : émissions de gaz à effet de serre en hausse, exploration pétrogazière, projet d’agrandissement d’une centrale au charbon. Mais il n’y a souvent pas de lien entre la performance climatique du pays hôte et les avancées qui peuvent y être obtenues, souligne l’ancien ministre canadien de l’Environnement Steven Guilbeault, qui donne l’exemple de la COP28 aux Émirats arabes unis, en 2023. « C’est dans un pays producteur de pétrole qu’on a réussi à dire pour la première fois qu’on pouvait réduire la dépendance au pétrole, dit-il. On n’avait jamais réussi à faire ça [ailleurs]. »

Sortir le chéquier

Le financement climatique est toujours un sujet difficile lors des COP et la 31e ne fera pas exception. Les pays riches devraient dépenser bien plus pour affronter la crise climatique que les 5 % du produit intérieur brut (PIB) que visent les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en matière de défense, car « l’enjeu climatique est un enjeu de sécurité », a déclaré dans un entretien au quotidien britannique The Guardian le président désigné de la conférence, le ministre turc de l’Environnement, de l’Urbanisation et du Changement climatique, Murat Kurum.

Qu’en est-il du Canada ?

Le Canada, qui était vu comme un leader climatique dans la dernière décennie, se présentera à Antalya après de nombreux reculs, mais il conserve une crédibilité en matière de finance climatique, juge Caroline Brouillette. L’engagement d’Ottawa à ce chapitre est « le plus élevé des pays de l’[Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)] », souligne-t-elle, disant maintenant attendre des détails précis sur l’utilisation de ces fonds. La ministre canadienne de l’Environnement et du Changement climatique, Julie Dabrusin, sera sur place, tout comme le nouveau ministre québécois de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Jean Pellerin.

Qu’est-ce qu’une COP ?

« COP » est l’acronyme anglais de Conference of the Parties, la conférence des parties. Les « parties » sont dans ce cas-ci les signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, au Brésil. La CCNUCC compte 197 États membres, ainsi que l’Union européenne, mais elle en comptera un de moins en février, quand le retrait des États-Unis sera effectif, un an après son annonce par le président Donald Trump.

Visionnez notre entrevue avec l’ancien ministre canadien de l’Environnement Steven Guilbeault

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