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Sunday, September 13, 2026

«Il ne sait absolument pas de quoi il parle»: les propos de Trump sur une Irlande «unifiée» surprennent

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En déplacement en Irlande, le président américain a fait des déclarations plaidant pour une Irlande « unifiée ». Des propos qui ont surpris au sein de la population irlandaise, surtout au sein du cortège de personnes qui protestaient contre la venue de Donald Trump dans leur pays.

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Avec notre correspondante à Dublin, Clémence Pénard

« Je ne veux pas créer de problèmes, mais je vais vous le dire : j’adorerais voir une Irlande réunifiée ! Ça finira par arriver. Ce serait formidable ! Enfin, comment est-ce que ça pourrait être une mauvaise chose ? ». Le président américain, de passage en Irlande pour une visite qui s'annonçait davantage consacrée au golf qu'à la diplomatie, a pris son monde de court samedi en plaidant pour une Irlande « unifiée ».

Il s’est ainsi invité dans l’un des dossiers les plus sensibles de l’histoire irlandaise. L’intervention a rapidement fait réagir dans les rues de Dublin, où des milliers de manifestants défilaient pour protester contre sa venue.

Pour Cora, cette déclaration de Donald Trump n’est qu’une nouvelle preuve de son ignorance. « Quand j’avais 12 ans, j’aurais adoré une Irlande réunifiée. Mais aujourd’hui, je sais que c’est beaucoup plus compliqué, et que c’est surtout aux Nord-Irlandais d’en décider. Trump ne comprend pas l’histoire et ne s’y intéresse pas ! Nos responsables politiques ne prennent pas ce genre de déclarations au sérieux », tance-t-elle.

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Rita, elle, a ri jaune en entendant le président américain : « Il faut qu’on ait cette conversation ici ! Je ne pense pas que les gens de la République d’Irlande sachent si c’est vraiment ce qu’ils veulent, ni s’il n’est pas déjà trop tard…  Mais Trump, lui, ne sait absolument pas de quoi il parle ! Il est ici, alors il pense que c’est ce qu’il faut dire. Il méconnaît complètement le sujet ! Enfin, il me dégoûte en tant qu’être humain, il n’est même pas humain… »

Ceasefire

Au delà de la déclaration du président, les manifestants dénonçaient tout simplement la présence du chef d'État dans leur pays. Keffieh palestinien sur les épaules, Valerie accuse elle le gouvernement d’avoir déroulé le tapis rouge au président américain : « Ce qui me dérange, c’est de les voir lui faire autant de courbettes. Ça fait honte au peuple irlandais ! L’Amérique finance un génocide à Gaza, sous nos yeux, et ça m’enrage qu’on passe notre temps à lécher les bottes de quelqu’un comme Trump, qui est clairement un va-t-en-guerre ! ».

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La cause palestinienne, que l'Irlande défend avec une ardeur particulière sur la scène internationale, a aussi été évoquée de manière implicite par la présidente irlandaise Catherine Connolly, qui a reçu brièvement le dirigeant républicain samedi matin. Cette figure de la gauche irlandaise, qui a critiqué Donald Trump dans le passé, lui a offert un recueil de Michael Longley, poète de Belfast mort en 2025, connu pour un sonnet écrit pendant les Troubles en Irlande du Nord, intitulé Ceasefire (« Cessez-le-feu », en anglais).

Elle lui a aussi fait savoir que « la normalisation de la guerre et du génocide ne pouvait jamais être acceptée », selon un communiqué de la présidence irlandaise.

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