Après un an au pouvoir | L’opposition réclame des comptes à Soraya Martinez Ferrada

Après un an au pouvoir, Soraya Martinez Ferrada présente un bilan « très embryonnaire » et manque de leadership dans le dossier du logement, dénonce la cheffe de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Ericka Alneus.
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« En campagne électorale, elle avait dit qu’elle serait la mairesse du logement. On ne le voit pas du tout, ça. Je ne l’entends pas à la défense des locataires de la métropole », a lancé Mme Alneus en entrevue, ce lundi.
Sa sortie survient au moment où la mairesse multiplie les sorties dans les médias pour dresser son bilan après 12 mois à la tête de la Ville de Montréal.
La semaine dernière, dans La Presse, Mme Martinez Ferrada avait plaidé que les Montréalais doivent se préparer à financer un grand rattrapage d’investissement dans les prochaines années, afin de remettre la métropole dans un état digne d’accueillir la planète, y compris pour des Jeux olympiques.
Mais pour la cheffe de l’opposition, d’autres dossiers pressent davantage. À ses yeux, les retards pris par la Ville pour encadrer davantage les Airbnb illégaux ont notamment de quoi inquiéter.
PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE
Ericka Alneus, cheffe de l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal
Ça presse de donner de plus fortes amendes aux propriétaires négligents, ou encore de taxer les bâtiments locaux. Ce sont des leviers qu’on peut utiliser là, maintenant, pour lutter contre la crise de l’abordabilité.
L’élue salue néanmoins le fait que la mairesse « a pris l’enjeu de l’itinérance à bras le corps ». « C’est louable, mais après, ces gens qu’on sort de la rue, il faut s’assurer qu’ils aient un toit sur la tête. […] Et ce n’est pas en réformant le Règlement pour une métropole mixte de façon floue qu’on y arrive », enchaîne-t-elle.
En matière de transport, son parti digère encore mal le débat « électoraliste » qui a été fait dans le dossier des audits qui ont été réalisés sur les pistes cyclables. La Presse révélait récemment que ces audits ne recommandent finalement ni démantèlement ni réduction de l’espace destiné au vélo.
« C’est assez particulier, disons. Quand on fait de l’intervention directe comme ça et que les résultats sont ceux qu’on avait tous compris au départ, ça n’a pas de bon sens. Pour moi, c’est de l’argent qui a été perdu sur le dos des Montréalais », martèle la cheffe de l’opposition.
Elle dit enfin sentir « un manque de leadership » dans le dossier du transport collectif. « C’est chose de vouloir le REM de l’Est, mais c’est quoi la suite ? Maintenant, on a besoin de savoir si la mairesse l’échine assez forte pour aller chercher les gains dont on a besoin à Québec », a conclu Mme Alneus.
Malgré ces critiques, l’opposition ne se risque pas pour le moment à offrir une note à la mairesse. Celle-ci se donne jusqu’ici un score de 7/10 pour son travail et envisage déjà un deuxième mandat. À titre de comparaison : après 100 jours, en février, Mme Martinez Ferrada se donnait la note de 8/10.
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