Négociations budgétaires bloquées au Fédéral : "Ce gouvernement n’a qu’à s’en prendre à lui-même", estime François De Smet (DéFI)

Et François De Smet de poursuivre : "Souvenez-vous, il y avait les fameux huit milliards à peu près d’effet retour qui n’était absolument pas justifiés et quantifiés. On leur avait dit, dès le début : 'vous allez avoir un rendez-vous avec la réalité à un moment'. Donc, en fait, ils doivent toujours boucler leur accord de gouvernement initial. Ils n’ont toujours pas fait les arbitrages majeurs, notamment fiscaux et sociaux. Et donc, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes".
Si le député DéFI souligne la "légitimée démocratique" et "le poids politique légitime" de Bart de Wever, François De Smet pointe le fait que le Premier ministre n’est pas aidé, non plus, "par certains présidents de partis qui parasitent en permanence la vie de ce gouvernement. Je pense au MR de M. Bouchez, qui est un peu comme la Russie de M. Poutine et, qui essaie de faire la guerre en permanence pour être là, quitte à faire la guerre à ses propres partenaires."
Je pense au MR de M. Bouchez, qui est un peu comme la Russie de M. Poutine et, qui essaie de faire la guerre en permanence pour être là, quitte à faire la guerre à ses propres partenaires.
François De Smet (DéFI)
Un "paradoxe" qui doit prendre fin pour le parlementaire : "Le moment que nous vivons est intéressant parce que cette tension doit se résoudre dans un sens ou dans un autre. Ou bien cette coalition devient vraiment forte, pour de bon. Aussi forte que l’image de son Premier ministre, notamment sur le plan européen. Ou bien c’est M. De Wever qui va se transformer définitivement en Alexander De Croo et vous allez avoir […] au pire une crise gouvernementale."
François De Smet nuance toutefois en déclarant ne pas souhaiter la chute du gouvernement "qui n’a pas d’âme". Le député DéFi précise : "Bart de Wever est dans cet exercice d’assainissement budgétaire, il veut vraiment assainir les comptes de l’État. Mais quelle est sa fin ? Lui, il ne se projette pas dans une Belgique à 2030 ou 2040 puisqu’il pense que ce pays doit être démantelé. Lui, Bart de Wever, agit comme un liquidateur qui aurait reçu une société dont il faut assainir les comptes. Et son idée, c’est d’assainir les comptes pour après démanteler et liquider cette société."
Parmi les éléments mis sur la table des négociations budgétaires au Fédéral, on retrouve l’idée d’une hausse de la TVA. Idée rejetée par le Mouvement Réformateur (MR) et… par François De Smet.
"C’est vrai que hausser la TVA, c’est le prototype de la mauvaise bonne idée", confie le député DéFI qui partage donc le point de vue du MR. "Si vous haussez la TVA, vous allez faire monter l’inflation, dont l’indexation […] Sur la TVA comme sur le reste, nous, on prône plutôt une meilleure efficacité", précise François De Smet.
Plutôt que de se dire, paresseusement, augmentons d’un point, non, allons rechercher ce qui devrait rentrer dans les caisses et ce qui ne rentre pas.
François De Smet (DéFI)
Et le député fédéral de poser cette question : "Pourquoi est-ce qu’on ne parle pas d’abord d’aller rechercher la TVA qui n’est pas perçue ?"
Selon des chiffres avancés par François De Smet, "d’après l’Union européenne, la Belgique perd en moyenne cinq milliards d’euros chaque année de TVA non perçue […] Par fraude, par manque d’efficacité de l’administration, par le fait que la facturation électronique, pendant longtemps, n’a pas existé […] Plutôt que de se dire, paresseusement, 'augmentons d’un point', allons rechercher ce qui devrait rentrer dans les caisses et ce qui ne rentre pas. Ce serait beaucoup plus efficace et aussi beaucoup plus juste."
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