Conférences internationales à Montréal | Des solutions contre la pollution et les pandémies

COVID-19, Ebola, microplastiques, pesticides et perfluorés, autant de mots qui génèrent de l’anxiété. Mais des solutions sont à notre portée, expliquent des chercheurs des quatre coins du monde réunis cette semaine à Montréal pour deux conférences.
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Que vont aborder ces deux conférences ?
La première réunit plus de 1500 spécialistes en pollution venus de 42 pays. Il s’agit du 47e congrès annuel nord-américain de la Société de toxicologie et chimie environnementales (SETAC), qui a lieu jusqu’au 5 novembre au Palais des congrès de Montréal.
« C’est un lieu où les ingénieurs qui utilisent les molécules chimiques et s’occupent de dépollution peuvent échanger avec les toxicologistes et les chimistes », dit Valérie Langlois, de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), qui est coprésidente du congrès. « Souvent, les différentes professions travaillent en silos », ajoute-t-elle.
Les séances portent sur des sujets aussi variés que les nouvelles techniques de détection des perfluorés (PFAS), les nanométaux antibactériens utilisés dans les vêtements de sport, et les effets des particules fines générées par les incendies de forêt, indique Mme Langlois, spécialiste de l’écotoxicogénomique.
En même temps, mais à l’INRS à Laval, 150 spécialistes des maladies infectieuses venus de 25 pays sont réunis pour le rendez-vous annuel du Pasteur Network. Un spécialiste de l’Université de Hong Kong, qui a vécu à la fois la crise du SRAS en 2003 et la pandémie de COVID-19, fera le point sur l’évolution des coronavirus responsables de ces deux urgences sanitaires. Une spécialiste américaine qui a travaillé sur les vaccins contre l’Ebola et l’hantavirus abordera avec d’autres chercheurs actifs en Afrique les nombreuses menaces frappant ce continent.
Quelles solutions seront proposées pour prévenir pandémies et maladies émergentes ?
« On est surtout dans la préparation de la prochaine pandémie, explique David Chatenet, directeur du Centre Armand-Frappier de l’INRS. On se sert des épidémies de l’Ebola et de la COVID-19 pour mieux se préparer. Durant la COVID-19 tous les pays étaient un peu désorganisés, il n’y avait pas de réponse globale. »
Les virus qui migrent vers le nord à cause des changements climatiques, comme celui du Nil occidental, la dengue, le zika, le chikungunya, seront aussi abordés.
Et quelles solutions pour les polluants émergents comme les microplastiques et les perfluorés ?
Une avancée majeure est l’analyse de l’« ADN environnemental », des morceaux d’ADN relâchés par différents organismes dans l’environnement, qui permettra de mieux comprendre l’impact des polluants sur les écosystèmes.
Langlois. Les nouveaux polluants ne sont pas aussi toxiques que certains des années 1950 et 1960. Ils ne sont pas aussi dangereux directement pour la mortalité, mais il y en a des centaines de milliers, alors ils sont plus difficiles à suivre. »
De nouvelles molécules seront aussi discutées au congrès de la SETAC : les benzotriazoles qui protègent les plastiques des rayons UV, des nanocristaux présents dans l’électronique, les fameuses terres rares essentielles à l’électrification des transports, ou des « sels d’ammonium quaternaires » utilisés dans les produits de nettoyage et les cosmétiques.
En savoir plus
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- 14,9 millions
- Surmortalité mondiale due à la COVID-19 en 2020 et 2021
Source : OMS
- 4992
- Nombre de morts dus à l’Ebola en République démocratique du Congo entre le 15 mai et le 29 octobre 2026
Source : OMS
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