Volodymyr Zelensky se dit prêt à un gel du front pour sortir de la guerre Russie-Ukraine

C'est une concession que Volodymyr Zelensky a longtemps refusé : le président ukrainien s'est dit prêt à un accord de cessez-le-feu qui gèlerait la ligne de front. Une annonce faite mercredi 21 octobre sur la chaîne américaine Fox News, pour tenter de pousser Moscou vers un accord et sortir d’une guerre sans fin.
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Voilà trois ans et demi que le front de la guerre entre la Russie et l'Ukraine ne bouge plus. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, le reconnaît : son armée n'arrive pas à reprendre les territoires occupés par l'armée de Moscou. Quatre ans et demi après le début de l'invasion russe, la guerre s'enlise, observe le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale : « Les Ukrainiens résistent grâce à l'efficacité de leur système de drone, mais pour autant, les Russes sont incapables de gagner la guerre. Il faut que chacun fasse des concessions pour sortir de ce piège qui pourrait durer des années. »
Et pour sortir du piège, Volodymyr Zelensky se dit donc prêt à bouger : un cessez-le-feu avec un gel du front, qui acterait la perte de 20% du territoire ukrainien. « Il ouvre une porte pour une négociation, qui permettrait d'arrêter les combats, et donc d'épargner la population civile, alors que l'hiver approche », poursuit le général. Mais pas sûr que le président russe soit d'accord : « Soit Vladimir Poutine accepte et on part sur un cessez-le-feu sur le front, avec des discussions qui pourront être très longues, soit Vladimir Poutine refuse, et c'est la poursuite de sa fuite en avant, mais qui traduit son incapacité à gagner militairement sur le terrain. »
Pour l’instant, après une rencontre entre Vladimir Poutine et l'émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg, la Russie dit être prête à reprendre des discussions à trois avec Washington et Kiev à la mi-novembre. Le président états-unien, Donald Trump, dit croire à une fin du conflit. « Je pense qu'on s'en rapproche d'ailleurs. Peut-être que nous n'en avons jamais été aussi proches », a-t-il déclaré à la presse depuis la Maison Blanche. Mais ce n'est pas la première qu'il se montre aussi optimiste à propos d'une cessation de cette guerre.
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