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Saturday, October 24, 2026

Présidentielle au Brésil: Lula et le fils Bolsonaro s'affrontent lors d’un dernier débat au ton plus policé

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Après un premier débat truffé d'insultes, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son rival ultraconservateur Flavio Bolsonaro ont modéré le ton vendredi 23 octobre lors de leur dernier face-à-face. Cela à l'avant-veille d'un second tour le 25 octobre qui s'annonce très serré, après la courte victoire du candidat de l’extrême droite au premier tour, alors que le premier débat une semaine auparavant avait été marqué par des insultes.

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Le fils de l'ancien président d'extrême droite Jair Bolsonaro a devancé Luiz Inacio Lula da Silva lors du premier tour de l'élection présidentielle le 4 octobre, par 47 % contre 45 % des voix. Flavio Bolsonaro affiche depuis lors sa confiance, inspiré par une vague régionale : encouragée par le président américain Donald Trump, la droite a engrangé dernièrement les victoires en Amérique latine.

La gauche, elle, a jeté toutes ses forces pour arracher une « remontada », descendant dans la rue et tentant de combler son retard sur les réseaux sociaux.

Le premier débat, dimanche 18 octobre, avait laissé plus de place aux noms d'oiseaux (« corrompu », « clown », « menteur ») qu'aux propositions concrètes.

Vendredi soir sur TV Globo, principale chaîne du pays, le ton a été plus mesuré et les deux candidats ont débattu de l'état du pays et de leurs projets, de l'économie à la sécurité et à la santé.

En costume mais sans cravate, Lula, qui fêtera la semaine prochaine ses 81 ans, a attaqué le présumé manque d'expérience du sénateur de 45 ans : « Il ne connaît pas le Brésil », a-t-il lancé.

Il y a toutefois eu des échanges vifs. Interpellé par Lula au sujet de sa promesse d'appliquer au Brésil la fameuse « tronçonneuse » de Javier Milei aux dépenses publiques, Flavio Bolsonaro a rétorqué : « J'aurai le même travail ici (que le président ultra-libéral conservateur en Argentine, NDLR) parce que tu es en train de ruiner le pays. »

En costume et cravaté, le fils Bolsonaro l'a présenté comme un candidat du passé, qui laisse « un pays ruiné » : « Les idées qu'il avait autrefois, qui étaient bonnes à l'époque (...), aujourd'hui ne fonctionnent plus ».

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« Il n’a jamais travaillé de sa vie »

Il a également reproché au président sortant d'augmenter le salaire minimum tout en maintenant des impôts élevés : « Ça ne sert à rien, Lula, de donner avec une main et de reprendre avec tes neuf doigts », a lancé le candidat de droite. Soit une référence au fait que, quand il était jeune ouvrier métallurgiste, il avait perdu un doigt à l'usine.

« Je ne vais pas permettre qu'un milicien m'appelle "neuf doigts" », a répliqué le leader de gauche, faisant allusion aux relations entre le fils Bolsonaro et des groupes criminels paramilitaires de Rio de Janeiro. « J’ai perdu mon doigt en travaillant à 17 ans pendant la nuit, parce que soit je l’acceptais, soit c’était la faim. Il n’a jamais travaillé de sa vie. »

Sommé de lui présenter des excuses, Flavio Bolsonaro s'est exécuté, avant de rebondir : « Toi, présenteras-tu des excuses au peuple brésilien qui souffre de l'insécurité ? »

Le format, plus rigide que lors du premier débat sur la chaîne Band, a obligé les rivaux à garder une distance physique pendant les deux heures de l'émission. Après leur première confrontation, Flavio Bolsonaro avait été critiqué pour s'être souvent placé derrière Lula et pour avoir fait non de la tête pendant que celui-ci parlait.

Sur la fin, les candidats ont délaissé leurs propositions pour se lancer mutuellement des accusations de corruption et de mensonges.

Une enquête de l'institut Datafolha publiée jeudi donne les deux rivaux à égalité avec 50 % des intentions de vote. Une semaine auparavant, Flavio Bolsonaro affichait une avance de 4 points par rapport à Lula.

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