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Sunday, November 8, 2026

États-Unis: motion de défiance contre la direction de l'université Cornell, après des accusations de viols

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L'université de Cornell, dans l'État de New York, est toujours dans la tourmente après des accusations de viols en réunion sur une étudiante. Les professeurs de ce prestigieux établissement états-unien ont voté, vendredi 6 novembre, une motion de défiance contre le conseil d'administration. Un vote symbolique mais qui fragilise encore plus la direction de l'université.

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75 pour, 50 contre et cinq abstentions : avec cette motion de défiance, les enseignants de Cornell augmentent encore la pression sur les dirigeants de l'université, accusés d'avoir très mal gérés l'affaire « Jane Doe », pseudonyme utilisé pour désigner une ancienne étudiante.

En septembre, celle-ci avait saisi la justice pour dénoncer des faits survenus en 2024, alors qu'elle était âgée de 20 ans. Selon son témoignage, la jeune femme a été violée par sept étudiants membres d'une fraternité – une association étudiante masculine – lors d'une fête, alors qu'elle avait consommé de l'alcool et de la kétamine, un puissant anesthésiant.

L'affaire a pris de l'ampleur parce que la direction a mis du temps à réagir et pas assez sévèrement, selon l'étudiante. Les agresseurs présumés ont simplement été suspendus ou expulsés. Et c'est sous la pression médiatique et populaire déclenchée par ces viols que les fêtes des fraternités étudiantes ont été suspendues.

Avec cette motion de défiance, votée le 6 novembre, les professeurs de l'université Cornell veulent le départ de son président, Michael Kotlikoff. « Ce vote n'est que le début », prévient d'ailleurs l'une des enseignants. Mais pour l'instant, le président garde son fauteuil car le conseil d'administration le soutient toujours. L'affaire « Jane Doe » dépasse la seule université de Cornell et résonne sur d'autres campus à travers les États-Unis, où la culture masculiniste des fraternités est encore trop présente.

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