Détroit d'Ormuz: malgré la reprise importante du flux de pétrole, les prix devraient rester élevés

Le détroit d'Ormuz, essentiel dans les échanges internationaux de matières premières, reste toujours bloqué par l'Iran depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Alors que les négociations entre les États-Unis et Téhéran sur le sujet avancent, le pétrole semble néanmoins de nouveau transiter en grandes quantités par le détroit ces derniers jours. Encore très instable, la situation ne devrait cependant pas voir le prix du baril baisser pour le moment.
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Toujours pas de déblocage définitif dans le dossier Ormuz. Selon la chaîne qatarienne Al Jazeera, l'Iran affirme cependant avoir reçu mercredi 30 septembre une réponse américaine à son offre de réouverture du détroit stratégique, bloqué par Téhéran depuis mars 2026.
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Mais dans ce bras de fer, l'Iran semble perdre un atout majeur. Le pétrole transite en effet à nouveau par le détroit et se rapproche de son niveau d'avant-guerre, selon plusieurs cabinets qui analysent les mouvements des pétroliers. Selon Kpler, qui cartographie en temps réel les flux de pétrole dans le monde, près de 13 millions de barils seraient sortis quotidiennement d'Ormuz ces derniers jours, soit seulement un million de moins qu'avant le début du blocage.
Malgré cette reprise, le prix du baril, lui, devrait toutefois se maintenir à un niveau élevé.
Une situation instable, après sept mois de blocage
Les stocks mondiaux de pétrole ont particulièrement souffert des conséquences du conflit au Moyen-Orient. Très sollicitées au cours des sept derniers mois de conflit, ces réserves doivent être reconstituées. Le processus va logiquement prendre du temps et maintenir la demande mondiale de brut sous tension.
Qui plus est, les capacités de raffinage dans les pays du Golfe ont été fortement endommagées pendant la guerre. Les raffineries du monde entier tournent donc à plein régime pour essayer de compenser. Mais malgré cela, l'essence et surtout le diesel arrivent au ralenti sur les marchés.
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Autre problème : même si les grandes banques et les analystes s'accordent à dire que le brut transite à nouveau par Ormuz, difficile de savoir précisément quel volume en sort chaque jour. Les quantités restent effectivement fluctuantes, ce qui ne tend pas à rassurer les investisseurs sur le long terme.
Enfin, c'est en partie grâce à l'appui de la marine américaine que des pétroliers peuvent sortir du détroit d'Ormuz sans être visés par l'Iran. Une assistance extrêmement coûteuse qui pourrait être interrompue à tout moment par les États-Unis et congestionner de nouveau le détroit.
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