ESPNFrom superteam to 2-4 disappointment: Barnwell on what has gone wrong for the RamsPunchReject money requests from home, Obi tells UK-based NigeriansThe Jerusalem PostForeign journalists still cannot enter Gaza without military escort, Israel tells High CourtBollywood HungamaShanaya Kapoor's debut web show Student Of The Year: After Dark to premiere November 13 on JioHotstarInquirerQuezon Medical Center opens expanded, modern emergency roomESPN DeportesBarcelona: 4 bajas para visitar PSG en ChampionsRTP DesportoEscocês dirige Sporting-LASK LinzZDF heuteEntdecken Sie das ZDF-NachrichtenstudioAnime News NetworkThe Apothecary Diaries Season 3 ‒ Episodes 49-51Daily MaverickBAIL BID: Did Suliman Carrim tailor his evidence? Magistrate wants transcripts before bail judgmentVanguardOne in four Nigerian girls out of school – UNICEFPolsat NewsTak rząd Francji może zdławić chaos na ulicach. Premier nie wyklucza stanu wyjątkowego
The Daily Newsstand · Free, Always
Monday, October 19, 2026

Comment Donald Trump a réussi à faire bondir les prix de l'acier aux États-Unis

Translate

Les prix de l'acier au plus haut depuis quatre ans aux États-Unis. C'est la conséquence de la politique de Donald Trump et des droits de douane imposés depuis l'année dernière, droits qui se montent jusqu'à plus de 50%, selon les produits en acier concernés.

Les droits de douane ont eu un impact sur les volumes qui sont entrés aux États-Unis : par exemple pour l'acier fini, directement utilisable par l'industrie ou les constructeurs, les importations ont baissé de 14% depuis janvier, et se montent à 13 millions de tonnes selon les chiffres de l'American Iron and Steel Institute.

À cette réduction des volumes importés, il faut ajouter une production intérieure qui est appelée à se resserrer d'ici décembre, en raison d'une maintenance courante à cette époque de l'année pour les aciéries. Selon Fastmarkets, la production pourrait être amputée d'un million de tonnes potentiellement.

Les prix ont réagi à cette offre globale qui diminue. Les bobines d'acier laminées à chaud, une forme d'acier très utilisée, ont vu leur prix progresser de plus de 50% sur un an et atteindre 1 255 dollars la tonne selon Fastmarkets, soit un niveau jamais vu depuis 2022. Ces produits étaient déjà, avant l'application des droits de douane, plus chers aux États-Unis que partout ailleurs. Avec cette nouvelle hausse des prix, l'écart se creuse encore plus.

Les sidérurgistes, grands gagnants

Ces prix sont à double tranchant : ils sont pénalisants pour les uns mais sont une aubaine pour d'autres. Ceux qui achètent l'acier paient le prix fort et sont contraints de s'adapter en limitant leurs commandes. En revanche, ceux qui, aux États-Unis, fabriquent et vendent aujourd'hui leur production à des prix plus élevés qu'avant peuvent se frotter les mains.

Les sidérurgistes profitent d'un environnement moins concurrentiel pour augmenter leurs ventes et leurs bénéfices. Le premier producteur d'acier du pays, Nucor, a ainsi vu ses actions progresser de plus de 50% à la bourse cette année, rappelle l'agence Bloomberg.

Un succès pour Donald Trump

Le président américain décrit d'ailleurs sa politique de préférence pour l'acier national comme un succès. Il met en avant l'effet des droits de douane sur la production locale, et la preuve de l'efficacité de sa stratégie, explique-t-il, c'est qu'elle va augmenter avec la construction d'une nouvelle aciérie géante dans l'Iowa. Il s'agit d'un projet qui n'est pas encore sorti de terre, qui a le mérite, pour l'instant, de promettre des emplois à un État-clé des prochaines élections de mi-mandat.

Ce dont Donald Trump parle moins, c'est de la difficulté des industries consommatrices d'acier, que ce soit les fabricants de tracteurs ou d'appareils ménagers, qui subissent la hausse des prix intérieurs, et qui ont dû baisser leur production voire supprimer des emplois.

À lire aussiAux États-Unis, la flambée du coût de la vie va peser sur les élections de mi-mandat

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.