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Sunday, November 1, 2026

Vu d’Europe : dans le Grand Nord, un rapprochement hautement stratégique entre Moscou et Pékin

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Depuis quelques années, le changement climatique attise les rivalités géopolitiques dans le Grand Nord : la fonte des glaces ouvre à la navigation commerciale des routes maritimes jusqu’ici inaccessibles, tandis que le sous-sol arctique aiguise les appétits. D’après les estimations de l’USGS, l’institut géopolitique américain, l’Arctique abriterait près d’un tiers des réserves mondiales de gaz naturel encore non découvertes, et 13% de celles de pétrole.

Recherche commune et développement des ports

La récente visite en Chine de Nicolaï Patrouchev, conseiller de Vladimir Poutine, illustre la volonté des deux pays d’approfondir leur coopération maritime dans le Grand Nord, afin de résister aux pressions géopolitiques. Selon le quotidien Asia Times, les discussions ont notamment porté sur l’articulation de "la Route de la Soie" chinoise avec le corridor de transport transarctique russe, le développement des ports russes, les échanges de technologie pour l’automatisation des terminaux à conteneurs et des travaux communs de recherche maritime.

La coopération entre Pékin et Moscou dans l’Arctique s’est considérablement élargie au cours de la dernière décennie. En 2023, les deux pays ont signé un accord clé de coopération dans la région. Des acteurs chinois cofinancent aujourd’hui d’énormes projets d’extraction comme Yamal LNG, et agrandissent significativement leur propre flotte de brise-glaces nucléaires.

Le Kremlin a intérêt à développer les routes maritimes arctiques, notamment pour livrer davantage de pétrole et de gaz à la Chine. Il veut aussi échapper aux sanctions occidentales imposées en raison de la guerre qu’il mène contre l’Ukraine. De son côté, Pékin cherche une route maritime alternative pour réduire sa dépendance au détroit de Malacca, entre la Malaisie et l’Indonésie. Le renforcement du corridor polaire pourrait donner aux entreprises chinoises un accès aux ressources et aux infrastructures arctiques russes.

Dans sa stratégie de 2018, Pékin présentait déjà la Chine comme un "État quasi arctique" ayant des intérêts légitimes dans le transport maritime, l’exploitation des ressources, la recherche scientifique et la gouvernance de la région. "La Chine aspire au statut de superpuissance mondiale. L’un des attributs en est la domination, ou du moins la présence, dans des zones géopolitiquement importantes du monde, et l’Arctique en est incontestablement une", explique Vlastislav Bříza, expert en sécurité de la Faculté des sciences sociales de l’Université Charles.

La route maritime polaire

La route maritime du Nord réduit considérablement les distances, en particulier entre l’Europe et l’Asie de l’Est. Le trajet de Shanghai à Hambourg dure environ dix-huit jours, contre trente à trente-cinq jours pour les routes maritimes traditionnelles passant entre l’Europe et l’Asie via le canal de Suez.

En Chine, Patrouchev a plaidé pour que les entreprises chinoises s’impliquent dans la route maritime du Nord et les corridors connexes. La Russie, elle, souhaite une liaison directe de conteneurs entre le port shanghaïen de Yangshan et ses propres ports, des investissements dans les terminaux et le savoir-faire numérique chinois en matière d’automatisation portuaire. Moscou propose également une coopération dans les domaines de la construction navale, de la formation maritime et de la recherche.

En réponse, Pékin a qualifié la coopération maritime de moteur des relations bilatérales. La Chine est le premier partenaire commercial de la Russie, et Moscou lui fournit de plus en plus de matières premières et d’énergie. Selon les données du gouvernement chinois, les échanges commerciaux bilatéraux ont dépassé en 2025, pour la troisième année consécutive, les deux cents milliards de dollars.

Le transport maritime renforce ainsi stratégiquement les liens économiques entre les deux États. En 2026, les exportations de pétrole russes via la route maritime du Nord ont augmenté de près de 50% par rapport à l’an dernier : environ vingt millions de barils ont été livrés en Asie entre juillet et la mi-octobre, a souligné le site Modern Diplomacy, qui s’appuie sur des informations de l’agence Reuters.

Vue du brise-glace russe Arktika à propulsion nucléaire à Mourmansk, en Russie, le 10 août 2023. © 2023 Anadolu Agency

Les conséquences du conflit avec l’Iran

Bien que cette route soit réputée plus risquée et plus coûteuse, sa popularité croît à mesure que d’autres voies commerciales, comme le canal de Suez et le détroit d’Ormuz, sont perturbées. Alors que 80% des marchandises mondiales transitent encore par la mer, les tarifs du transport par pétroliers ont atteint des niveaux records à cause des conflits en Iran et en Ukraine, ce qui pousse les raffineries asiatiques à rechercher des alternatives au pétrole américain devenu trop coûteux.

Malgré des frais élevés, liés à l’indispensable assistance des brise-glaces, la route maritime du Nord est désormais moins chère que les itinéraires passant par la mer Rouge. Pour Moscou, elle offre en outre un moyen sûr d’exporter son "or noir", sans les difficultés que lui valent les restrictions occidentales dans les eaux européennes.

Selon les estimations, les exportations de pétrole russe via l’Arctique pourraient augmenter de cinq à dix millions de barils supplémentaires d’ici la fin de la saison de navigation. Gazprom Neft prévoit d’accroître ses livraisons d’environ 35% cette année. Les exportations de GNL devraient également augmenter. Vladimir Poutine affirme que le volume de fret pourrait doubler d’ici la fin de la décennie, pour atteindre 70 millions de tonnes par an, à un moment où le nouveau projet géant Vostok Oil de Rosneft, dans le nord de la Fédération de Russie, fait déjà croître le volume des exportations.

Asia Times relève toutefois que les flux transitant par le canal de Suez restent sans commune mesure avec ceux de la route arctique, dont le trafic est freiné non seulement par la glace, mais aussi par des primes d’assurance élevées, des infrastructures clairsemées et une saison de navigation courte. L’importance géopolitique et géoéconomique de cette route n’en reste pas moins primordiale.

En août dernier, la compagnie maritime chinoise Sea Legend a lancé la première ligne régulière hebdomadaire de porte-conteneurs à travers l’Arctique, concrétisant ainsi l’ambition de longue date de Pékin de bâtir la Route de la soie polaire, a rapporté le site The South China Morning Post. La Corée du Sud et l’Inde, dont les chaînes d’approvisionnement ont elles aussi été compliquées par les conflits, s’intéressent également à ce raccourci glacé vers l’Europe.

"Pour Moscou, les capitaux chinois, la demande de transport maritime et les technologies pourraient aider à transformer une stratégie arctique ambitieuse en un système logistique fonctionnel. Les conséquences géopolitiques seront sans aucun doute suivies de près à Washington", écrit Asia Times.

Des activités chinoises suspectes

Les États-Unis considèrent déjà l’Arctique comme une arène de concurrence stratégique croissante. En 2025, les garde-côtes américains ont signalé cinq navires de recherche liés à la Chine opérant dans l’Arctique américain ou à proximité, et ont multiplié leurs propres patrouilles.

L’essor des activités de recherche chinoises, des systèmes satellitaires et de la cartographie des fonds marins dans le Grand Nord inquiète les pays occidentaux. Ceux-ci accusent Pékin d’utiliser aussi les stations de recherche de la région à des fins militaires, ce que la Chine dément.

Vue du brise-glace chinois d’expédition polaire Xuelong 2 à Qingdao, province du Shandong, en Chine, le 3 juillet 2024. © Costfoto/NurPhoto via Getty Images

"Les ambitions arctiques de la Chine se heurtent à une opposition croissante des États arctiques occidentaux, qui se méfient de ses intentions stratégiques. Les investissements proposés sont bloqués, les activités scientifiques minutieusement examinées, et le partenariat avec la Russie s’avère plus étroit que ne l’indiquaient les pronostics antérieurs", analyse la plateforme académique East Asia Forum, qui précise toutefois que les capacités militaires de la Chine resteront limitées dans un avenir proche.

Le chef du renseignement militaire suédois, Thomas Nilsson, a averti dans une interview au journal The Times que la Chine "utilisera" la Russie pour gagner un point d’appui dans le Grand Nord. Selon lui, Moscou, qui voyait à l’origine d’un mauvais œil l’extension de l’influence chinoise dans l’Arctique, n’a désormais plus le choix : la Russie dépend de Pékin pour financer son effort de guerre grâce à la vente de pétrole et de gaz, et compte aussi sur son allié pour les livraisons de matériel militaire et de biens à double usage, comme les microprocesseurs.

La militarisation russe du Nord

Avec la fonte des glaces, la voie vers l’Arctique s’ouvre non seulement aux navires commerciaux, mais aussi aux sous-marins militaires venus des bases navales du Nord, dont une grande partie se trouve en Russie, qui contrôle environ 53% du littoral arctique. Ces bases sont situées principalement autour de Mourmansk, mais Moscou étend aussi progressivement ses capacités dans l’extrême Nord, au-delà de la péninsule de Kola, comme le souligne l’American Security Project.

La Flotte du Nord opère dans l’Arctique et la Russie y possède aussi d’importantes installations nucléaires, rappelle pour sa part l’agence de presse turque Anadolu. Sous l’ère Poutine, Moscou a remis en service certaines bases militaires de l’époque soviétique dans la zone, afin de renforcer sa domination.

"La Russie étend sa présence militaire dans le Nord. Moscou a rouvert des bases soviétiques et teste de nouvelles armes dans la région", a averti la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas. "Les incursions de drones, le brouillage GPS et le sabotage de câbles sous-marins sapent la sécurité de l’Arctique", a-t-elle ajouté.

Conférence de presse organisée dans le cadre du sommet sur l’Arctique, le 14 septembre 2026. Ce sommet, réunissant des chefs d’État et de gouvernement européens, portait sur les enjeux économiques, environnementaux et de défense. © Copyright 2026, dpa

Moscou a également déployé dans le Nord des systèmes avancés de défense côtière comme le Bastion, des systèmes de défense aérienne S-400 adaptés au climat arctique et des chasseurs armés de missiles hypersoniques, selon le site d’information polonais Defence24.

La Russie multiplie par ailleurs les exercices avec des sous-marins nucléaires en Arctique. Les services de renseignement occidentaux et plusieurs analystes militaires préviennent que Pékin s’apprête à lui emboîter le pas et renforce ses capacités pour pouvoir y déployer ses propres sous-marins nucléaires dans un avenir proche.

Trump et le rôle de l’OTAN

Le président américain Donald Trump met régulièrement en garde contre l’influence croissante de la Russie et de la Chine dans le Grand Nord. Sa stratégie dans la région repose sur le renforcement de la présence militaire, la sécurisation des matières premières stratégiques et un contrôle accru sur le territoire clé du Groenland.

Ses déclarations publiques sur une possible annexion de ce dernier ont provoqué, dès son retour à la Maison-Blanche, une brouille avec ses alliés, qui, outre les manœuvres de Moscou et de Pékin, ont commencé à craindre également celles de Washington. Les tensions ne se sont apaisées qu’après la récente conclusion d’un accord de sécurité entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland.

Le président Donald Trump, la Première ministre du Danemark Mette Frederiksen et le Premier ministre du Groenland Jens-Frederik Nielsen brandissent les proclamations lors de la signature d’un pacte de sécurité entre les États-Unis, le Danemark et le Groen © Chip Somodevilla/Getty Images

Selon Defence24, la dissuasion occidentale n’est cependant pas encore suffisante dans le Nord. L’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Alliance atlantique a certes changé de façon spectaculaire ces dernières années l’équilibre des forces au sein du Conseil de l’Arctique, dont sept des huit États membres sont désormais membres de l’OTAN, ce qui donne à l’Alliance une profondeur stratégique considérable sur son flanc nord, mais cela ne suffit pas.

"Le problème de l’OTAN n’est pas la géographie, mais le manque de plateformes opérationnelles spécialisées et de moyens adéquats pour exprimer physiquement sa puissance dans ces eaux. Les États-Unis souffrent d’une grave pénurie de brise-glaces opérationnels : ils ne disposent que de deux navires vieillissants, alors que la Russie en possède plus de quarante, dont de puissants brise-glaces nucléaires de classe Arktika. Sans la capacité physique d’opérer dans les eaux couvertes de glace, les déclarations de Washington en faveur de la liberté de navigation dans l’Arctique restent de simples notes diplomatiques", explique Defence24.

L’OTAN s’efforce actuellement de renforcer sa présence sécuritaire dans l’Arctique et le Grand Nord au moyen de l’initiative cadre Arctic Sentry, lancée en février de cette année. Celle-ci vise à unifier les patrouilles maritimes et aériennes, le partage de renseignements et les exercices militaires. Plusieurs pays, comme la Suède ou l’Allemagne, participent aux missions et aux patrouilles dans la zone, et y ont déployé des avions de chasse.

La stratégie arctique de l’UE

L’Union européenne a présenté en octobre de cette année sa propre stratégie arctique, qui fixe quatre priorités : le renforcement de la sécurité et de la résilience, la lutte contre le changement climatique dans la région, ainsi que la prospérité et les perspectives offertes aux habitants et aux communautés arctiques.

"L’Arctique a changé de façon dramatique, et le monde entier a changé, en particulier depuis l’agression russe contre l’Ukraine. L’Arctique se réchauffe jusqu’à quatre fois plus vite que la moyenne mondiale et est devenu l’objet d’une véritable rivalité géopolitique", a déclaré Jozef Síkela, commissaire européen aux Partenariats internationaux, chargé de préparer la nouvelle stratégie.

La Commission européenne entend renforcer la surveillance de l’Arctique, où ses intérêts se heurtent à ceux de la Russie, de la Chine et des États-Unis. Il s’agit avant tout de répondre à la menace russe pour le flanc nord de l’Europe et à l’usage que fait Moscou de cette région pour contourner les sanctions.

Selon le quotidien français Le Monde, les Vingt-Sept ont été contraints de réorienter leurs priorités arctiques du climat vers la sécurité, notamment en raison des tensions croissantes dans la région.

"L’Arctique est l’un des endroits où les plaques tectoniques de la géopolitique se heurtent", a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. "Lorsque nous voyons que la souveraineté, l’intégrité territoriale et les règles qui fondent la stabilité de la région ne peuvent plus être considérées comme acquises, nous devons agir et changer de posture stratégique", a-t-elle souligné.

La manière dont la Russie rétablit sa présence militaire dans l’Arctique, mène une stratégie hybride contre ses voisins et remodèle la sécurité de la région touche l’UE dans son ensemble.

Davantage de brise-glaces et un nouveau centre de sécurité

La nouvelle stratégie prévoit de renforcer la flotte européenne de brise-glaces, une revendication de longue date de la Finlande : le vieux continent ne dispose actuellement que d’une dizaine de ces navires. Bruxelles prévoit en outre d’accroître la protection des infrastructures critiques dans la région et d’intensifier la surveillance des sabotages potentiels et des mouvements de la flotte fantôme russe.

Celle-ci est de plus en plus difficile à suivre, non seulement en raison de structures de propriété complexes et d’immatriculations sous pavillons étrangers, mais aussi de technologies conçues pour masquer l’identité et les déplacements des navires.

Poutine a par ailleurs durci récemment, par décret, le contrôle des données relatives au secteur énergétique, y compris le transport maritime, ce qui risque de compliquer encore le suivi de cette flotte. Selon le site High North News, cette mesure du Kremlin suscite aussi des inquiétudes quant à la sécurité maritime de la Norvège et de ses voisins nordiques.

Grâce à la création d’un nouveau Centre pour la sécurité maritime, la stratégie arctique étendrait la surveillance de la flotte fantôme russe au-delà de la Méditerranée et de la Baltique, jusqu’à l’Atlantique Nord et à l’océan Arctique.

Ce centre ne sera toutefois pas opérationnel tout de suite. D’après Kyiv Independent, un haut responsable de l’UE a précisé qu’il faut d’abord en discuter avec les États membres, afin de savoir lesquels seraient prêts à contribuer à l’initiative, et de quelle manière. Bruxelles évoque dans ce cadre une étroite coopération avec l’OTAN et ses membres, mais les pays concernés ne sont pas encore confirmés.

Réduire la dépendance à l’égard des Etats-unis

Certaines des initiatives présentées dans la stratégie visent apparemment à réduire la dépendance à l’égard de Washington, observe le journal Le Monde. Bruxelles prévoit ainsi un câble sous-marin "souverain et sûr" entre le Groenland et le continent européen, intégré à un projet plus vaste de câble "pan-arctique" qui relierait aussi le Canada, le Japon et la Corée du Sud.

L’UE entend par ailleurs garantir la connectivité satellitaire dans l’Arctique grâce à la constellation IRIS2, conçue pour concurrencer le Starlink du milliardaire américain Elon Musk. La stratégie insiste enfin sur la nécessité de coopérer avec des pays "partageant les mêmes valeurs" hors de l’UE, comme le Canada, le Royaume-Uni et la Norvège, et prévoit un sommet régulier avec les partenaires du "voisinage nordique".

Le plan prévoit également des investissements dans les énergies renouvelables et dans des projets liés aux matières premières critiques. Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a souligné que la position de l’UE "sur les forages dans l’Arctique reste la même et est parfaitement claire : le pétrole, le charbon et le gaz doivent rester dans le sol".

L’UE et les États-Unis divergent sur ce point. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a assoupli les réglementations environnementales et entend maximiser l’extraction de "l’or noir" et de gaz dans la partie américaine de l’Arctique.

Dans la région, outre les États-Unis et la Russie, certains pays européens non-membres de l’UE, comme la Norvège, pratiquent eux aussi l’extraction. Síkela a accusé la Russie d’agissements "sans précédent" dans l’Arctique et estimé que le "niveau catastrophique de forages et d’ouverture de nouvelles mines" dans la région contribue à son réchauffement rapide.

Dans le cadre de la nouvelle stratégie, l’UE entend renforcer la recherche, l’observation et la surveillance du climat, et lancer des projets phares recourant à l’intelligence artificielle pour "prévoir les phénomènes météorologiques extrêmes et les catastrophes en cascade, comme les inondations côtières". "La coopération au sein de l’Arctique est très difficile. Nous n’obtenons pas d’informations sur le pergélisol pour la plus grande partie du territoire arctique", a averti Síkela dans un entretien à la chaîne allemande Deutsche Welle. L’UE a également esquissé de nouveaux projets pour les habitants de l’Arctique : elle veut renforcer le dialogue avec les peuples autochtones et élargir, via le programme Erasmus +, les possibilités offertes aux jeunes de la région.

Sur le même sujet : la route maritime de l’Arctique (sujet JT)

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