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Tuesday, October 20, 2026

L’opposition à Montréal veut convoquer le chef du SPVM

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L’opposition officielle à l’Hôtel de Ville souhaite convoquer le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, pour le questionner sur les allégations « inacceptables » visant un policier qui aurait uriné sur un sans-abri.

La cheffe de l’opposition, Ericka Alneus, de Projet Montréal, veut que le patron du SPVM vienne s’expliquer dans le cadre d’une séance extraordinaire du conseil municipal, dans les sept prochains jours. Les allégations de mauvais traitement contre des citoyens par des policiers des postes de quartier 39 et 21 rendent nécessaire cette convocation, a-t-elle fait valoir lundi.

« J’ai besoin de comprendre ce qui se passe à l’interne pour qu’on arrête ce type de comportement-là, ça n’a pas de bon sens. Qu’est-ce que ça envoie comme message à la population quand on sait qu’un policier est visé par des allégations d’avoir uriné sur quelqu’un ? Ça dépasse l’entendement », a dit Mme Alneus en marge de la séance du conseil municipal, lundi. Elle évoqué un « bris de confiance » après des comportements mettant en péril la « dignité humaine ».

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a convenu que ces allégations risquent d’affecter la confiance des citoyens envers la police. L’administration a accepté de débattre de la motion d’urgence de Projet Montréal sur la convocation du chef du SPVM, en prévenant que la présence de « pommes pourries » ne devrait pas condamner l’ensemble du corps policier.

« Il faut absolument que ce qu’on adopte aujourd’hui ne vienne pas miner les enquêtes qui sont nécessaires. Et je trouve que la motion de Projet Montréal vient miner la capacité à faire des enquêtes indépendantes, dont celles que la GRC [Gendarmerie royale du Canada] est en train de mener par rapport à ce qui s’est passé. Et moi, je veux préserver cette capacité-là », a affirmé la mairesse aux journalistes, avant la séance du conseil municipal.

Possibles accusations criminelles

Le chef du SPVM a déjà témoigné dans les derniers mois à huis clos, et par la suite en public, devant une commission formée d’élus de la Ville de Montréal, a souligné Soraya Martinez Ferrada. Il avait justifié la suspension de quatre policiers du poste de quartier 39, à Montréal-Nord, pour des gestes racistes répétés envers des personnes noires et arabes. Un groupe de 16 policiers avait été dissous et retiré du terrain en juin 2026.

La SPVM a transmis un dossier d’enquête au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui devra déterminer s’il y a matière à porter des accusations contre des policiers du poste 39. L’enquête sur les allégations visant des policiers du poste 21 est toujours en cours.

La mairesse a déploré que les allégations de mauvais traitement visant des policiers « viennent faire ombrage à tout ce qu’on fait de bien, notamment au niveau des organismes communautaires et du Service de police. […] Il y a des choses qui fonctionnent », a-t-elle souligné.

L’opposition à l’Hôtel de Ville a aussi déposé une motion pour que la Ville demande au gouvernement du Québec de plafonner la hausse des loyers et de créer un registre des loyers. Plus de 60 % des Montréalais vivent en logement, a souligné la conseillère municipale Élise Tanguay. Une portion importante des locataires peinent à payer leur loyer en raison de l’explosion du coût de la vie.

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