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Friday, September 18, 2026

Le Parti populaire du Québec perd son autorisation du DGEQ

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La « loi 98 » fait sa première victime. Le texte, adopté en mai 2025 par l'Assemblée nationale, oblige dorénavant les partis politiques à présenter au moins deux candidats aux élections générales. Et l'un d'entre eux ne s'est pas conformé à cette obligation : le Parti populaire du Québec (PPQ).

La formation politique, jeudi après-midi, s'est vu retirer son autorisation du Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Elle disparaît moins d'un après sa création. Des dissensions internes sont en cause, selon les informations recueillies par Radio-Canada.

Le PPQ avait vu le jour en janvier 2026. Des tensions sont toutefois apparues dans les semaines qui ont suivi, notamment entre le chef, Sylvain Pariseau, et son directeur général, Daniel Brisson, qui a quitté l'aventure en février.

La formation avait reçu la bénédiction du Parti populaire du Canada (PPC) et de son leader, Maxime Bernier. Ses fondateurs se présentaient à l'origine comme nationalistes, proliberté, antiwokes, antivaccins et contre l'immigration de masse. Des divergences idéologiques les ont toutefois poussés à cesser de collaborer.

Le PPQ avait été mis sur pied par d'anciens militants et candidats du PPC et du Parti conservateur du Québec (PCQ) d'Éric Duhaime.

La formation disparaît après n'avoir participé qu'à une élection : celle, complémentaire, organisée dans Chicoutimi en février. Son candidat, François Sabourin, avait terminé en septième et dernière place, avec 65 votes, soit 0,45 % des suffrages, loin derrière la gagnante, Marie-Karlynn Laflamme, du Parti québécois.

À cette époque, MM. Pariseau et Brisson en étaient déjà arrivés à la conclusion que leur collaboration était devenue infructueuse, explique l'ancien DG du parti en entrevue. Au-delà des questions stratégiques, qui généraient de la mésentente, les deux hommes ne s'entendaient pas sur les idées à mettre en avant.

M. Brisson, par exemple, souhaitait adopter des propositions plus fermes sur les nouveaux arrivants, mais, dans l'équipe, il y avait des gens issus de l'immigration qui n'aimaient pas ça, explique l'ancien DG. Il trouve malgré tout dommage de voir le PPQ disparaître.

C'était une offre politique qui avait sa place, qui a encore sa place. La nature ayant horreur du vide, c'est sûr qu'il va y avoir autre chose, éventuellement.

Celui qui, sur papier, lui avait succédé dans ses fonctions, Claude Ludovic Mbany, raconte pour sa part avoir été inscrit comme dirigeant du parti sans en être averti, avant de se voir remercié quelques mois plus tard, sans explication.

Honnêtement, je ne comprends pas, confie en entrevue celui qui, depuis, a contribué à mettre sur pied une autre formation politique, Osons Québec, et qui briguera les suffrages en octobre dans la circonscription lavalloise de Mille-Îles.

Une autre membre fondatrice du PPQ, Susanne Lefebvre, ressort amère de l'aventure. Celle qui, comme MM. Pariseau, Brisson et Mbany, s'est déjà portée candidate pour le PPC se désole notamment que Sylvain Pariseau ait mis à la porte deux DG en deux mois.

Ce n'est pas digne d'un chef d'un parti, regrette-t-elle.

Trahi

Sylvain Pariseau, qui n'a pas souhaité nous parler de vive voix, nous a tout de même confirmé par courriel jeudi que le DGEQ avait été prévenu la veille que le PPQ ne présenterait pas de candidat aux élections. Le Parti populaire du Québec cessera ses activités politiques [vendredi] à 14 h, avait-il annoncé à l'institution.

Dans sa correspondance avec le DGEQ, que M. Pariseau nous a transférée, ce dernier affirme avoir été trahi par ceux en qui [il avait] placé sa confiance et remercie Élections Québec de lui avoir donné les moyens d’éteindre le PPQ plutôt que de le voir tomber entre les mains d’extrémistes de droite.

Il précise en outre vouloir [retourner] en politique fédérale pour offrir une véritable opposition à... Maxime Bernier. Sans préciser s'il entend mener ce combat de l'intérieur ou s'il entend le faire au sein d'une autre formation politique.

Joint par Radio-Canada, le PPC n'a pas voulu commenter la disparition du PPQ. Les deux formations, faut-il le souligner, n'avaient aucun lien formel entre elles.

En tenant compte de la disparition du PPQ, le Québec compte aujourd'hui 20 partis politiques autorisés qui concourront aux élections générales du 5 octobre. Quelques-uns d'entre eux ne présenteront toutefois que deux candidats, soit le minimum autorisé par la loi.

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