Nouveau pont de la route 117 à Rosemère | Les sédiments qui bloquent la rivière seront retirés

Les sédiments qui bloquent la rivière des Mille Îles sous le nouveau pont de la route 117, à Rosemère, seront retirés par le ministère des Transports, qui maintient que l’apparition de ce remblai n’est pas liée à la réfection de l’ouvrage.
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« Les travaux devraient avoir lieu cette semaine », a indiqué mardi à La Presse un porte-parole du Ministère, Maxime Coursol.
« Un camion aspirateur sera utilisé afin de retirer les sédiments accumulés dans le lit de la rivière, a-t-il ajouté. Les sédiments seront ensuite analysés, puis le Ministère en disposera dans des sites autorisés. »
La rivière des Mille Îles ne s’écoule plus entre Rosemère et l’île Bélair depuis que le pont de la route 117 a été rouvert à la circulation en juin 2025, après un an de travaux, rapportait La Presse, au début d’octobre.
Un amoncellement de sédiments, des barrières à sédiments et des sacs de sable émergeaient de l’eau, manifestement le résultat d’une intervention humaine, estimait un biologiste.
Les sacs de sable ont été retirés de l’eau durant la semaine du 19 octobre par des employés du Ministère, a indiqué ce dernier.
Relevés secrets
Les investigations menées par le ministère des Transports « n’ont pas permis d’établir [un lien entre la réfection du pont et] la formation de cet amoncellement » de sédiments, a affirmé son porte-parole.
Mais le Ministère refuse de transmettre les relevés bathymétriques, soit les mesures du relief du lit de la rivière, effectués avant et après les travaux de réfection du pont, ainsi qu’après la publication de l’article de La Presse.
Le Ministère a invité La Presse à recourir au mécanisme de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels pour les obtenir, un processus qui peut prendre près d’un mois si l’organisme public ne conteste pas la divulgation, et de nombreux mois s’il la conteste.
Aucune anomalie n’avait été observée à la fin du chantier de 10,87 millions de dollars, réalisé par l’entreprise EC4, affirme le ministère des Transports, qui a lui-même réalisé la surveillance du chantier.
Le ministère de l’Environnement a quant à lui procédé le 16 octobre à une inspection du site, a indiqué à La Presse l’un de ses porte-parole, Frédéric Fournier.
Cette inspection « a permis de constater la présence d’un amas de matières granulaires à cet endroit », comme l’avait rapporté La Presse, a précisé M. Fournier.
« Advenant que des non-conformités à la Loi sur la qualité de l’environnement ou à ses règlements soient relevées, le Ministère prendra les mesures appropriées afin d’assurer le respect de la réglementation applicable », a-t-il ajouté.
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