Référendum en Alberta | Un député s’inquiète de l’ingérence des États-Unis

(Ottawa) Le député conservateur chargé de mener les efforts de son parti pour convaincre les Albertains de rester au Canada se dit préoccupé par les informations selon lesquelles des séparatistes se rendraient à Washington pour proposer du pétrole et de l’eau douce en échange du soutien des États-Unis.
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Dane Lloyd a affirmé que personne n’avait le droit de céder les ressources de l’Alberta et qu’il ne tolérerait pas que les recettes de la province soient versées à un gouvernement étranger.
S’exprimant lundi à la sortie d’une réunion d’un comité de la Chambre des communes, M. Lloyd a mentionné qu’il ne se prononcerait pas sur la question de savoir si les agissements rapportés constituaient une ingérence étrangère ni sur la manière dont les autorités canadiennes devraient enquêter sur cette affaire.
Absolument personne n’a le droit de céder le patrimoine de l’Alberta, à savoir nos ressources naturelles », a-t-il soutenu.
Le Globe and Mail a également rapporté en fin de semaine que des responsables politiques républicains s’étaient rendus en Alberta plus tôt cette année pour soutenir la cause séparatiste.
Le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, a renvoyé les questions concernant ces informations au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).
« Ce que je dirai, d’une manière générale, c’est que lorsque des évènements électoraux ont lieu, des évènements démocratiques ont lieu, nous nous attendons à ce qu’ils soient régis par des principes démocratiques, sans ingérence étrangère ni acteurs extérieurs influençant les élections locales », a-t-il précisé.
Les Albertains se prononceront le 19 octobre sur la possibilité d’organiser un référendum contraignant sur la séparation légale du Canada.
La première ministre Danielle Smith a déclaré qu’elle voterait contre la séparation, mais elle a été accusée de ne pas en faire assez pour apaiser le sentiment séparatiste dans la province.
Le maire de Calgary, Jeromy Farkas, fervent critique du mouvement séparatiste albertain, a souligné que les articles du Globe and Mail montraient à quel point les dirigeants indépendantistes mettaient en péril l’avenir de la province.
« Ils prétendent que (la séparation) vise à reprendre le contrôle, puis ils vont quémander le soutien de Washington », a avancé M. Farkas dans une vidéo publiée lundi sur les réseaux sociaux.
« On ne protège pas la souveraineté de l’Alberta en sollicitant l’aide d’un gouvernement étranger. Et on ne défend certainement pas l’Alberta en discutant des parties de notre territoire que l’on va céder aux Américains, a-t-il ajouté. Ce n’est pas reprendre le contrôle de l’Alberta. C’est la vendre. »
Avec des informations d’Alessia Passafiume à Ottawa et de Jack Farrell à Edmonton
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