On a suivi Daisy Superbitch juste avant un show à Bruxelles : "Le drag m'a aidé à savoir qui j'étais"

Et si Pierre a choisi Drag Race France, c’est parce que Daisy est déjà connue sur la scène belge. "Je voulais connecter avec les Français. C’est beaucoup d’argent investi, rien que dans les looks, les runways (défilés, ndlr) et je n’allais pas le faire sur un marché où je suis déjà présente", admet Daisy avec pragmatisme.
Mais pour celle qui a grandi en Normandie, c’est clair : sans la Belgique, son personnage n’aurait probablement jamais existé. "J’ai fait mes études ici et sans ça, sans les personnes rencontrées ici, je n’aurais sans doute jamais sauté le pas."
Sur l’émission, Daisy se sent comme un "outsider". "J’ai vite compris que j’allais devoir me battre. J’étais la seule Belge. Personne ne me connaissait", se souvient-elle. Le déclic arrive avec le Talent Show, une prestation humoristique avec des chaises. "Là, c’était moi que je présentais. Mon humour, mon côté sexy,‘bad bitch’, cul à l’air. Et ça a plu. J'ai gagné l'épreuve. J’ai pu souffler ce jour-là."
Une aventure qui a changé sa vie. "Il y a clairement un avant/après Drag Race France. Déjà, j’ai enfin signé avec une agence. J’ai pu augmenter mes tarifs aussi. Mais tout reste à construire. C’est à moi d’être maline et de transformer cette expérience en quelque chose de concret", nous précise celle qui apparait de plus en plus clairement sous les pinceaux et traits de crayon.
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