Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin accuse les antifas pour les incidents de Liège, "un fantasme pour légitimer son projet de loi" répond le front antifasciste

"Depuis le 1er octobre, on assiste à une augmentation continue de la violence, mais aussi à une augmentation du nombre de casseurs. Ces derniers jours, ce sont des profils qui n’ont plus rien à voir avec des élèves. Globalement, nous n’avons pas remarqué de manifestants étrangers à la Ville de Liège de manière massive", a ajouté Jean-Marc Demelenne, le chef de corps de la police de Liège.
Pour l’instant, il est difficile de qualifier précisément et de catégoriser les personnes concernées
"La masse de personnes rend compliquée l’intervention de la police et augmente le risque de danger pour les élèves. Aux dernières nouvelles, nous avons des blessés dans les rangs policiers, pas chez les émeutiers", a précisé Willy Demeyer. Interrogé par la RTBF sur le profil des émeutiers, le bourgmestre de Liège refuse pour le moment de les catégoriser. "On le constate dans les arrestations : la moyenne d’âge des personnes augmente", a-t-il confirmé. "Pour l’instant, il est difficile de qualifier précisément et de catégoriser les personnes concernées. Mais concrètement, ce sont des adultes qui poussent les jeunes à commettre des dégradations et des délits."
Jusqu’avant-hier, 70% des arrestations concernaient des personnes mineures. Depuis hier, le chiffre est tombé à 50%. À partir de ce jeudi matin 6h00, une ordonnance de police est entrée en vigueur. Elle interdit les rassemblements de plus de trois personnes sur tout le territoire de la ville de Liège. Elle devrait prendre fin le 16 octobre prochain à 23h00 et sera ensuite débattue au conseil communal de la Ville.
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