Manifestations en France: le gouvernement réunit les partis politiques, l'opposition se demande à quelles fins

Après les syndicats mercredi 21 et avant de nouvelles manifestations dès ce samedi 24 octobre, notamment à l'appel des Gilets jaunes, c'est au tour des représentants des partis politiques d'être reçus ce jeudi 22 octobre par le Premier ministre. Face aux tensions qui traversent la France, l’exécutif tente de reprendre la main, mais il n'est pas sûr que les oppositions l'entendent de cette oreille.
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Au cœur des discussions, il y aura la sécurité, les revendications sociales et la préparation de la prochaine journée de mobilisation, prévue samedi. Du côté de la France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon a annoncé que le parti participerait à la rencontre mais a prévenu le Premier ministre qu’il comptait « pourrir sa réunion ».
Pour le député Thomas Portes, il n’y a pas trop d’espoir à avoir après cette reprise en main par l’exécutif : « Sébastien Lecornu convoque les partis à peu près sur tout et n'importe quoi depuis plusieurs mois. Nous, on ira dire ce qu'on a à dire. Personne ne va découvrir nos propositions et les revendications qui sont les nôtres. On y va, mais c'est pas ce rendez-vous qui va mettre fin à la colère dans le pays. C'est des réponses politiques de manière claire et imminente qu'il faut apporter. »
« On commence à se lasser du procédé »
À l'extrême droite, le RN de Marine Le Pen et Jordan Bardella ne souhaite pas faire cadeau de sa présence au Premier ministre. Ils enverront donc des représentants. « Nous ne sommes pas dupes de ce que souhaite faire le gouvernement. Chaque fois qu'il est en difficulté, il organise une réunion. C'est vrai qu'on commence à se lasser du procédé », estime Marine Le Pen.
Dans le bloc central, le problème serait ailleurs. « Les annonces qu'il peut faire seront sans doute autour des conditions de déroulement de la campagne », dit Frédéric Valletoux, député Horizons. Reste désormais à savoir si les consultations politiques permettront d’apaiser les tensions, alors que le gouvernement est attendu à la fois sur le maintien de l'ordre et les réponses concrètes aux revendications des manifestants.
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