Les pays en développement assommés par le poids des intérêts de la dette publique

En 2025, le remboursement des intérêts liés à la dette publique a approché 1 000 milliards de dollars. Un chiffre qui donne le tournis, alors que l'agence de l'ONU pour le commerce et le développement (Cnuced) s'inquiète, dans un rapport, du poids de la dette, en particulier pour les pays en développement.
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« L'argent que les pays en développement consacrent à payer les intérêts de leur dette publique n'est pas disponible pour financer la santé, l'éducation et les autres services publics essentiels », souligne la Cnuced, dans un rapport paru jeudi 8 octobre.
La dette cumulée des pays les plus pauvres dépasse désormais les 7 500 milliards de dollars, soit près de 70% de la dette publique mondiale. Or, prêter à ces pays est considéré comme plus risqué par les marchés, qui leur imposent donc des taux d'intérêts plus élevés. En moyenne les pays développés empruntent à un taux de 3,6% ; les pays en développement, eux, à un taux de plus de 6%.
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Plus inquiétant encore : depuis 2022, le poids cumulé des intérêts à rembourser dépasse la somme des nouveaux prêts obtenus par les pays en développement, parce que l'aide au développement s'effrite et que les bailleurs privés se montrent de plus en plus allergiques aux risques. Autrement dit, les pays en développement empruntent désormais pour rembourser les prêts précédents, et non plus pour investir. En Afrique, par exemple, la part des finances publiques que les gouvernements consacrent au seul remboursement de la dette a doublé en 15 ans.
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