Cycliste happé à mort à Montréal | L’automobiliste en fuite conduisait rapidement un véhicule volé

L’automobiliste en fuite qui a happé mortellement un jeune cycliste de 18 ans conduisait un véhicule volé, a confirmé le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) samedi. Selon des images que La Presse a pu obtenir, tout porte à croire que la collision se serait produite lors d’une poursuite policière au cours de laquelle le suspect circulait à une vitesse élevée.
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Le drame s’est déroulé en milieu de journée vendredi, lorsqu’un policier à bord d’un véhicule fantôme de la Sûreté du Québec (SQ), près du centre judiciaire Gouin, aurait aperçu une voiture faisant une manœuvre illégale. Le policier aurait, dans l’espoir que l’automobiliste s’arrête, activé ses gyrophares.
Selon une vidéo obtenue par La Presse, le conducteur aurait accéléré, ce qui aurait déclenché une poursuite policière. À peine quelques secondes plus tard, il a happé un cycliste à l’intersection de la rue Jeanne-Mance et du boulevard Henri-Bourassa, dans le quartier d’Ahuntsic-Cartierville.
Bien que l’impact ne soit pas visible sur la vidéo, plusieurs coups de klaxon se font entendre juste après le passage des véhicules.
INFOGRAPHIE LA PRESSE
Le décès de la victime, Isaac Larivée, 18 ans, a été constaté sur les lieux. Il se rendait à son cours au collège Ahuntsic, ont raconté ses amis à La Presse vendredi soir.
Mémorial
Au lendemain du drame, des dizaines de personnes sont allées se recueillir sur place, où un mémorial improvisé pour le jeune homme de 18 ans a été érigé.
PHOTO SIMON LALIBERTÉ, COLLABORATION SPÉCIALE
Messages de soutien laissés sur les lieux du drame
Près d’une terrasse s’empilaient les bouquets de fleurs, les messages de soutien ou encore les bâtons de hockey.
« Toutes nos pensées à la famille d’Isaac. Ce drame ébranle tout le quartier », pouvait-on lire sur une affiche collée à un poteau électrique.
Introuvable
L’enquête du corps policier et celle du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) se poursuivent, alors que le conducteur n’a toujours pas été retrouvé.
Même si le véhicule n’avait pas été volé, il aurait été compliqué d’identifier correctement l’auteur du délit de fuite, car un membre de la famille ou un ami du propriétaire de la voiture aurait pu être au volant, explique Manuel Couture, relationniste du SPVM. « Retrouver un conducteur, c’est toujours plus difficile que de retrouver le propriétaire » d’un véhicule, résume-t-il.
PHOTO FOURNIE PAR ALEXANDRE OUIMET
Le véhicule accidenté a été retrouvé à quelques dizaines de mètres du lieu de la collision avec le cycliste.
Le SPVM mène une enquête criminelle qui se concentre surtout sur le moment de l’impact entre le conducteur en fuite et le jeune cycliste. Six enquêteurs du BEI se penchent quant à eux sur le rôle de la Sûreté du Québec dans l’affaire. Ils auraient rencontré des résidants de la rue Jeanne-Mance, témoins de la scène ou possédant des caméras de surveillance ayant capté la fuite de l’automobiliste.
Un « die-in », manifestation où les participants s’allongent sur le sol pour simuler la mort, s’étaient tenu devant la scène de la collision, encore bouclée par les policiers, en soirée vendredi. Près de 400 cyclistes étaient présents à cette manifestation organisée par Masse critique Montréal.
PHOTO LÉA LEMIEUX, ARCHIVES LA PRESSE
Les manifestants se sont allongés sur le sol, au côté de leur vélo, pour honorer la mémoire du jeune cycliste et attirer l’attention sur la sécurité à vélo.
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