Le St-Hubert de France-Élaine Duranceau
Impossible de rater la ministre France-Élaine Duranceau quand on s’arrête au restaurant St-Hubert de Sainte-Adèle, dans les Laurentides. Dans une case de stationnement : une voiture à son effigie. Devant la porte d’entrée : une oriflamme à son image. À l’entrée de la salle à manger : une pancarte électorale de la députée de Bertrand.
Entre deux bouchées de poulet, les journalistes suivant la caravane de la Coalition avenir Québec ont reçu une visite de Mme Duranceau : en chair, en os et en voix ! « Je suis contente que vous découvriez enfin la vraie nature de Paul St-Pierre Plamondon », leur a-t-elle lancé.
Quand les médias l’avaient croisée quelques jours plus tôt, Mme Duranceau avait une extinction de voix. Elle avait retrouvé sa tchatche mercredi.
Ciblant le meneur dans les sondages, elle s’est dite ravie de voir le chef du Parti québécois (PQ) « se faire brasser » au sujet de sa promesse d’abolir Santé Québec — ou, désormais, d’en faire une « division » du ministère de la Santé. « Et vous pouvez me citer là-dessus ! » a-t-elle lancé sur un ton amusé. Voilà qui est chose faite.
Parlant de voix, ajoutons que la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a perdu la sienne bien malgré elle lors d’un point de presse organisé, plus tôt dans la journée, à Saint-Sauveur.
Le micro, installé devant elle par le vaillant collègue Sylvain Roy Roussel, de CBC/Radio-Canada, est tombé au sol au début de son allocution. Au sein de chacune des caravanes, un collègue s’occupe de tourner — pour tous les médias — la totalité des images de la campagne, avec toute la technique et les efforts que ça implique. Mardi matin, Sylvain opérait dans un espace serré et son micro était placé sous le nez d’une Sonia Bélanger enflammée.
« Est-ce qu’on était en direct ? » a-t-elle demandé quand le micro a chuté. « Ça va être dans les bloopers », a-t-elle poursuivi, avant d’attaquer le PQ de plein front. « Honnêtement, on est dans l’improvisation, c’est n’importe quoi », a-t-elle dit à propos de la volonté des péquistes de rebrasser Santé Québec.
Sa cheffe, Christine Fréchette, en a ajouté une couche. « Ils ont pris le temps de travailler un document de 500 pages, et même plus, sur la souveraineté. Et [comme] engagements en matière de santé, on a deux lignes », a-t-elle déploré, en faisant référence au livre bleu, qui détaille la vision du Québec-pays que propose le PQ.
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