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Wednesday, October 21, 2026

Sous l’influence du cannabis, Kenzo percute Nathalie à 152 km/h avant de prendre la fuite à Seraing : le fils de la victime prend la parole et bouleverse le tribunal

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C’est un instant d’humanisme poignant vécu mardi, lors d’un procès pour homicide routier devant le tribunal de police de Liège. Et pourtant, les faits jugés sont atroces de violence et d’irresponsabilité ! Alors que les tribunaux accueillent généralement toute la noirceur et la rancœur de l’être humain, ici, on a vu un rayon de soleil, de la sagesse. Pas le pardon, mais presque…

Nathalie Delrez n’avait que 59 ans.
Nathalie Delrez n’avait que 59 ans. - D.R.
C’est une intervention que personne n’attendait. Alors que trois ans de prison ferme venaient d’être requis contre Kenzo, l’un des fils de Nathalie a pris la parole devant le tribunal de police de Liège.

Face au jeune homme responsable de la mort de sa maman, ce fils a refusé de réclamer la prison à tout prix. Pour lui, enfermer Kenzo pendant trois ans ne résoudra rien. « Il a commis une terrible erreur, mais tout le monde a été jeune et a pu en commettre. Il doit être puni mais à quoi bon briser une seconde famille. Aucune condamnation ne fera revenir notre maman : on ne reviendra jamais en arrière. »

Des paroles prononcées avec une dignité bouleversante, qui ont fait couler les larmes à l’audience, jusque dans le camp du prévenu.

La colère remplacée

« La vengeance et la prison ne serviraient à rien », poursuit-il. « C’est un jeune qui a commis une grave erreur. J’espère que cela lui servira de leçon. » Lorsqu’on lui fait remarquer la noblesse de ses paroles, il rétorque : « Je ne dis pas que j’aurais réagi de la même manière deux mois après l’accident mais le temps a fait son œuvre et la colère a cédé la place à autre chose. »

Il a aussi tenu à rappeler qui était sa maman. « Elle était installée à Seraing depuis seize ans mais elle était tout de même considérée comme une vraie Serésienne. Elle était connue pour sa disponibilité et son oreille attentive pour les autres. Lorsque quelqu’un avait un problème ou voulait parler, il frappait à sa porte. »

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