«Trump est l'aboutissement, même s'il n'est pas le seul, des mouvements fascistes aux États-Unis»

À dix jours des midterms, les élections de mi-mandat aux États-Unis, la crainte existe d'une crise démocratique, si les Républicains perdent la Chambre des représentants, comme les sondages le prédisent, et le Sénat, c'est moins sûr, et surtout si Donald Trump refuse les résultats du scrutin. Certains observateurs parlent d'un coup d'État larvé, d'une entrave à la validation des résultats. Les États-Unis sont-ils menacés de virer au régime fasciste ? Et d'ailleurs, le fascisme est-il compatible avec cette « nation exceptionnelle », dont la République ne peut jamais tomber aux mains d'un dictateur ? C'est le cliché que bat en brèche Olivier Burtin, maître de conférences à l'université Picardie-Jules Verne, dans sa Petite histoire du fascisme américain (Éditions Payot).
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