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Sunday, November 8, 2026

Trump juge « très improbable » une reprise de la guerre contre l’Iran

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Les tractations diplomatiques qui s'étaient récemment intensifiées en vue d'un règlement du conflit au Moyen-Orient sont à l'arrêt du fait du « choc » provoqué par la débâcle du camp de Donald Trump aux élections de mi-mandat, a affirmé dimanche le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

Depuis quelques jours, il n'y a plus de déplacement [de la part des médiateurs], et la raison en est le choc que les résultats des élections aux États-Unis ont provoqué chez tout le monde, a affirmé M. Araghchi à la télévision d'État.

Il faudra un certain temps avant que l'atmosphère ne soit favorable à la reprise des déplacements des médiateurs. Il faut patienter, a-t-il ajouté.

Dans un message sur X, il a toutefois pressé le président américain de trancher sur le plan proposé par Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz.

Des missiles iraniens sont exposés au Musée de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Téhéran.

Les missiles iraniens restent cloués au sol pour l'instant.

Photo : Reuters / Majid Asgaripour

Les électeurs américains ont fait leur choix. Il est temps que la Maison-Blanche fasse le sien, a-t-il écrit, assurant que la proposition iranienne de réouverture, sous conditions, de ce stratégique passage maritime tenait toujours.

Remplissez les conditions, y compris la fin de la guerre sur tous les fronts, et vous verrez des résultats. Ou choisissez la guerre, et vous verrez nos guerriers vigilants et aguerris déchaîner l’enfer, a-t-il lancé en interpellant Washington.

Trump reconnaît l'impact de la guerre sur la défaite républicaine

Le président américain a lui reconnu que le conflit, en faisant flamber les cours du pétrole, avait largement contribué à la débâcle électorale de son parti.

Les efforts diplomatiques pour un règlement du conflit, déclenché fin février par des frappes américano-israéliennes sur Téhéran, s'étaient intensifiés avant les élections de mi-mandat mardi.

Et après le scrutin, le premier ministre du Qatar, pays médiateur, Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, avait affirmé vendredi soir que côté américain l'intention demeurait, tout comme la volonté de prendre des mesures pour trouver une solution.

Entretemps, l'armée américaine a annoncé samedi qu'elle prévoyait la création d'un groupe de travail pour bloquer les routes terrestres menant en Iran - où sont acheminées selon elle des armes et des marchandises illégales - accentuant la pression économique sur le pays, dont les ports sont déjà soumis à un blocus naval américain en réponse au verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz.

L'Iran a récemment réitéré être prêt à rouvrir le détroit d'Ormuz - sous deux jours - si Washington acceptait, outre un cessez-le-feu, un dégel de ses avoirs détenus à l'étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier et la fin du blocus naval.

Les États-Unis avaient rejeté une première offre en ce sens cet été.

Bloquer les routes terrestres vers l’Iran

Brad Cooper.

L'amiral Brad Cooper dirige le Commandement central des États-Unis (CENTCOM). (Photo d'archives)

Photo : Getty Images / OCTAVIO JONES

Plus tôt, l'armée américaine avait annoncé qu'elle prévoyait la création d'un groupe de travail en vue de bloquer les routes terrestres menant en Iran, où sont acheminées selon elle des armes et des marchandises illégales.

Les États-Unis imposent déjà de lourdes sanctions économiques à l'Iran, soumettent aussi les ports iraniens à un blocus maritime dans le cadre de la guerre qui les oppose à l'Iran, déclenchée en février par des frappes israélo-américaines sur le pays.

[Les travaux du groupe] limiteront encore la capacité de l'Iran à financer le terrorisme, à reconstruire des usines d'armement et à réapprovisionner ses forces armées.

Composée de 20 membres civils et militaires, cette équipe basée en Floride travaillera avec les agences du gouvernement afin d'empêcher le transit de systèmes d'armes de pointe, de technologies à double usage, de matériaux soumis à des sanctions et de flux de revenus illégaux à travers les frontières terrestres de l'Iran et la mer Caspienne, ajoute le communiqué repris par l'agence de presse Fars.

Le porte-parole des Gardiens de la révolution, la puissante force armée de l'Iran, a soutenu qu'un tel projet échouerait et ne provoquerait pas l'effondrement de l'économie iranienne.

Les États-Unis ne parviendront jamais à imposer le blocus économique qu'ils cherchent à mettre en œuvre [...] sous divers noms et à travers différents plans.

Les États-Unis sont incapables de bloquer les voies de communication entre l'Iran et ses voisins, a-t-il dit. Selon le CENTCOM, le blocage des ports iraniens par les États-Unis a empêché l'Iran d'exporter pour plus de 25 milliards de dollars de pétrole brut.

En août, Washington avait annoncé viser l'asphyxie de l'économie iranienne, déjà exsangue, pour répondre au verrouillage par l'Iran du détroit stratégique d'Ormuz, où il s'en prend régulièrement aux navires tentant de le traverser sans son autorisation.

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